Plus d’un million de catholiques
Rome: Le Saint-Siège nomme son premier nonce apostolique aux Emirats arabes unis
Rome, 5 août 2007 (Apic) Benoît XVI a nommé Mgr Mounged El-Hachem nonce apostolique aux Emirats arabes unis, le 4 août 2007, a indiqué le Bureau de presse du Saint-Siège. Ce Libanais est le premier diplomate du Vatican à Abu-Dhabi. Le Saint-Siège et les Emirats arabes unis avaient en effet décidé officiellement d’établir des liens diplomatiques pleins et entiers le 31 mai dernier.
Né en 1934, Mgr Mounged El-Hachem a été ordonné prêtre en 1959 pour le diocèse d’Antioche des Maronites. Après avoir travaillé de 1970 à 1978 à ce qui était alors la Commission pontificale des communications sociales, il est ensuite entrée au service de la secrétairerie d’Etat, dans la section des Affaires générales. Le 30 octobre 1993, il a été nommé chef de cette section. Puis, le 10 juin 1995, il avait été nommé évêque de Baalbek et Deir El-Ahmar des Maronites. Le diplomate d’origine libanaise est déjà nonce au Koweït, au Yémen, au Bahreïn et au Qatar depuis août 2005. Il est également délégué apostolique dans la péninsule arabique.
«Le Saint-Siège et les Emirats arabes unis, désireux de promouvoir des liens, des relations mutuelles et une coopération internationale renforcée, ont décidé d’un commun accord d’établir des relations diplomatiques au niveau d’une nonciature apostolique, de la part du Saint-Siège, et au niveau d’un ambassadeur, de la part de Emirats arabes unis, en conformité aux protocoles fixés par la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques du 18 avril 1961», affirmait ainsi le Bureau de presse du Saint-Siège en mai dernier. Le Vatican disait espérer que l’établissement de relations diplomatiques permettrait «d’obtenir des autorités du pays, qui entretiennent des rapports cordiaux avec l’Eglise catholique, les autorisations pour construire de nouveaux édifices de cultes».
«La religion de la presque totalité des citoyens des Emirats arabes unis est l’islam, qui est aussi la religion officielle de l’Etat», soulignait encore le communiqué. Mais la liberté religieuse figure dans la Constitution qui affirme que les chrétiens peuvent exercer leurs activités religieuses publiques dans les églises et les complexes paroissiaux. Bien que la Fédération soit arabe et musulmane, 70% de sa population effective est composée de travailleurs étrangers provenant du Moyen Orient mais aussi du Pakistan, de l’Inde, des Philippines et du Bangladesh.
Le vicariat apostolique d’Arabie sous la houlette d’un capucin suisse, Mgr P. Hinder
Selon les estimations fournies par le Saint-Siège, les chrétiens représenteraient 8,7% de la population des Emirats arabes unis, composés de 4,5% de catholiques, de 3,2% d’orthodoxes, et d’1% de protestants divisés en 35 groupes différents. Les Hindous représentent quant à eux 4,7% de la population, tandis que les musulmans sunnites en constituent 84,6%. Les catholiques du pays seraient ainsi plus d’un million, en majorité des expatriés de plus de 100 nationalités différentes.
La communauté catholique des Emirats, qui compte 7 églises, n’a pas d’évêché et relève du vicariat apostolique d’Arabie, dont le siège est à Abu Dhabi. Ce vicariat s’étend sur 6 pays islamiques: Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Oman, Qatar et Yémen. Ce vicariat est placé sous la houlette de Mgr Paul Hinder, un capucin suisse.
La minorité chrétienne ne représente que 3% de la population du vicariat apostolique d’Arabie. A part l’Arabie Saoudite, où les chrétiens n’ont aucune sorte de liberté religieuse, les autres pays de la Péninsule arabique sont plus tolérants, pour autant qu’on ne fasse aucun prosélytisme ni ne développe aucune activité missionnaire parmi les musulmans. (apic/imedia/ami/be)



