Le cardinal Sodano: le Vatican s’implique dans les négociations
Rome: Le Saint-Siège suit les préparatifs du sommet international de Rome
Rome, 25 juillet 2006 (Apic) Le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a déclaré que le Saint-Siège suivait «avec une grande attention» le sommet international sur la paix au Liban, convoqué à Rome le 26 juillet 2006.
Il s’exprimait dans une interview, accordée le 24 juillet, au journal télévisé italien TG1. Promu par le gouvernement italien, le sommet de Rome regroupera différents acteurs dont l’Onu, les Etats-Unis, l’Union européenne et des pays arabes.
La diplomatie vaticane a effectué un «travail intense» au Proche-Orient, par le biais de contacts avec les «chancelleries de plusieurs pays intéressés», a rapporté le cardinal Sodano sur TG1. La ligne suivie par ses services est celle des «directives» données par Benoît XVI, a-t-il expliqué, «une trêve immédiate et ensuite l’institution de couloirs humanitaires» pour venir en aide aux populations.
La préoccupation du Vatican est que «s’instaure ce dialogue entre les parties», a par ailleurs déclaré le cardinal italien. Le Saint-Siège, a-t-il poursuivi, cherche à être «super partes» parce qu’il a «une mission universelle d’unir toute l’humanité». Le secrétaire d’Etat sortant du Saint-Siège a en outre affirmé que «la voie de la civilisation contemporaine n’est pas celle de la guerre, elle est la voie du dialogue entre les parties, la voie de l’entente».
La vocation romaine
Le cardinal Sodano a aussi formulé des voeux au gouvernement italien pour la tenue du sommet de Rome le 26 juillet prochain. Le prélat s’est réjoui de «cette initiative de paix», d’autant plus que «Rome a cette vocation de paix pour le monde».
Le sommet international de Rome, qui doit se pencher sur la crise libano-israélienne, regroupera divers Etats et institutions. Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies, la secrétaire d’Etat des Etats-Unis Condoleeza Rice, ainsi que les ministres des affaires étrangères de pays arabes, dont le Liban, l’Egypte et l’Arabie Saoudite et européens, dont la France et l’Italie, prendront part à cette rencontre.
En visite à Beyrouth puis à Jérusalem le 24 juillet, la secrétaire d’Etat américaine Condolezza Rice a appelé pour la première fois depuis le début de l’offensive israélienne, à un cessez-le-feu «urgent» au Liban. Elle a posé comme préalable à un arrêt des hostilités, le déploiement de l’armée libanaise et d’une force internationale dans le sud du Liban, ainsi que le retrait du Hezbollah au-delà du fleuve Litani, à une vingtaine de kilomètres au nord de la frontière libano-israélienne.
Négociant au nom du Hezbollah, le président du parlement libanais, Nabih Berri, a néanmoins rejeté ces conditions, tout en réclamant un cessez-le-feu. La rencontre du 26 juillet entre les différentes forces internationales verra la confrontation de leurs points de vue dans l’optique de la mise en place d’un processus de paix au Proche-Orient. (apic/imedia/jas/ar/pr)



