Rome: Le «tsunami a contribué à la compréhension entre les religions», pense Mgr Fitzgerald

Lettre du Vatican pour marquer la fête hindoue du Diwali

Rome, 25 octobre 2005 (Apic) Le Tsunami qui a ravagé le sud-est asiatique le 26 décembre 2004, a favorisé la compréhension entre les religions, estime Mgr Michael Fitzgerald, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, dans son traditionnel message aux hindous pour la fête du Diwali, le 25 octobre 2005. Le représentant du Vatican invite en outre les hindous à poursuivre le dialogue religieux engagé avec les chrétiens dans son message.

Diwali, le Festival des Lumières, débutera cette année le 1er novembre. Il marque le début de l’année. Cette fête de trois jours est la plus ancienne et la plus importante de la tradition hindoue qui commémore à cette occasion la victoire du bien sur le mal, de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres. Symboliquement, cela se traduit par l’illumination des habitations afin de chasser toute obscurité de la nuit.

«Les fêtes religieuses nous permettent de réfléchir sur la signification des événements tragiques de nos vies ou de celles des personnes qui nous entourent», écrit mardi Mgr Fitzgerald, se référant aux conséquences des «vagues meurtrières» du tsunami causées par le séisme dans l’Océan indien à la fin de l’année 2004.

«C’est ensemble que nous avons été capables» de «manifester notre solidarité» a poursuivi le prélat britannique. «A travers les liens d’amitié qui se sont tissés grâce au dialogue tout au long des années, nous, chrétiens, nous avons été amenés à comprendre que, en tant qu’hindous, vous êtes particulièrement attentifs à ceux qui souffrent. De votre côté, vous avez peut-être réalisé que la foi chrétienne enseigne que chaque être humain est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et qu’à ce titre, il est digne d’attention et de respect».

«Dans les lieux touchés par le tsunami, a-t-il poursuivi, la solidarité entre les différentes religions a contribué à redonner espoir à de nombreuses victimes. «A notre époque, où une sécularisation agressive semble se développer et où le respect des valeurs humaines apparaît souvent sur son déclin, une telle coopération entre personnes de différentes religions peut entraîner un nouveau respect pour la religion dans le monde d’aujourd’hui», a conclu Mgr Fitzgerald. (apic/imedia/hy/pr)

25 octobre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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