L’affaire du cardinal de Naples n’est pas close
Rome: Le Vatican accepte une commission mixte pour l’interprétation du concordat
Rome, 16 septembre 1998 (APIC) Le Saint-Siège est disposé à participer à une «commission mixte» proposée par l’Etat italien pour examiner les divergences d’interprétation du concordat entre les deux Etats à propos de l’enquête judiciaire touchant le cardinal archevêque de Naples, Mgr Michele Giordano. C’est ce qu’indique mercredi le porte-parole du Vatican Joaquin Navarro-Valls après une rencontre, la veille, entre le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano et le premier Ministre Romano Prodi.
Mardi 15 septembre, le cardinal Sodano a en effet rencontré le Président du Conseil italien, Romano Prodi, au siège de la nonciature apostolique en Italie. L’affaire de Naples a été l’un des thèmes abordés au cours de la rencontre, que le communiqué qualifie de «cordiale». Autres points abordés: la protection des biens culturels ecclésiastiques et la reconnaissance de la parité scolaire.
Suite aux écoutes téléphoniques et à la perquisition dans le bureau de l’archevêque de Naples ordonnées par le juge instructeur de Lagonegro, le Vatican avait adressé une «note de protestation verbale» au gouvernement italien. Dans sa réponse, l’Etat italien avait maintenu qu’il n’avait pas violé le concordat avec le Saint-Siège mais avait proposé la création d’une commission mixte pour examiner les modalités d’application de cet accord. (apic/imed/mp)




