Rome: Le Vatican choqué par l’assassinat de Benazir Bhutto
«Une terrible nouvelle»
Rome, 27 décembre 2007 (Apic) L’ancienne Premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto est morte le jeudi 27 décembre des suites de ses blessures après l’attentat-suicide qui a visé un de ses meetings dans la banlieue d’Islamabad, à deux semaines des élections législatives. Pour le père Lombardi, cette nouvelle est le signe que «la paix s’éloigne» au Pakistan.
Le directeur du Bureau de presse du Saint Siège, le père Federico Lombardi, a tout de suite réagi à l’annonce de la mort de Benazir Bhutto, ancienne Premier ministre pakistanaise, le 27 décembre 2007. «L’assassinat de Benazir Bhutto est une nouvelle terrible, cela signifie combien il est difficile de réussir à dépasser une situation de violence désormais radicalisée», a ainsi souligné le père Lombardi. Expliquant que Benoît XVI a été «immédiatement informé» de cette nouvelle, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège a aussi souligné que «la paix s’éloigne». Il a alors regretté qu’on ne réussisse pas «à voir des signes de paix dans cette région travaillée par la violence».
Le 18 octobre dernier, Benazir Bhutto avait réchappé d’un double attentat alors qu’elle participait à un grand défilé, à Karachi, entourée de milliers sympathisants qui célébraient son retour après six ans d’exil.
A la tête du principal parti d’opposition, Benazir Bhutto menait campagne contre le président actuel, Pervez Musharraf, mais surtout contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d’éliminer la «menace islamiste» du pays. L’attentat suicide qui a visé Benazir Bhutto a fait au moins 16 autres morts. (apic/imedia/ms/vb)



