Réception pour le 80e anniversaire de l’Etat de la Cité du Vatican
Rome: Le Vatican, confie le pape, est un Etat sans armées redoutables et parfois incompris
Rome, 15 février 2009 (Apic) Le Vatican, estime Benoît XVI, est un Etat sans armées redoutables et parfois incompris.
Petit Etat qui ne possède pas d’»armées redoutables», le Vatican «n’est pas toujours bien compris», a regretté Benoît XVI le 14 février, en recevant en audience quelque 300 participants au congrès organisé du 12 au 14 février pour marquer les 80 ans de la naissance de l’Etat de la Cité du Vatican.
L’Etat du Vatican, «80 ans après sa fondation», a ainsi affirmé Benoît XVI, «constitue une réalité pacifiquement acquise, même s’il n’est pas toujours bien compris dans ses raisons d’être et dans les multiples tâches qu’il est appelé à accomplir».
«Point presque invisible sur les mappemondes», a ensuite noté Benoît XVI, la Cité du Vatican «est un petit Etat sans armées redoutables, et apparemment insignifiant dans les grandes stratégies géopolitiques internationales». Cependant, a-t-il poursuivi, «cette défense visible de l’indépendance absolue du Saint-Siège, a été et demeure un centre d’irradiation d’une action constante en faveur de la solidarité et du bien commun».
Le Vatican, a encore reconnu le pape, «qui recèle des trésors de la foi, de l’histoire et de l’art, conserve un patrimoine précieux pour toute l’humanité». Du «coeur» de l’Etat du Vatican, «près de la tombe de saint Pierre où habite le pape», a par ailleurs soutenu Benoît XVI, «se lève un message incessant de véritable progrès social, d’espérance, de réconciliation et de paix».
Hommage au fondateur
Durant ses 80 ans d’existence, a confié le pape, l’Etat du Vatican «s’est montré un instrument docile et toujours à la hauteur des exigences que lui posaient et continuent à lui poser aussi bien la mission du pape que les besoins de l’Eglise, ou les conditions toujours instables de la société».
Benoît XVI s’est également exprimé sur la figure de son «vénéré prédécesseur» Pie XI (1922-1939), «le véritable fondateur et premier constructeur de la Cité du Vatican». Il a ainsi rappelé qu’Achille Ratti «guida l’Eglise pendant les années difficiles de l’entre-deux-guerres» et, «avec une main ferme, donna une forte impulsion à l’action ecclésiale dans ses multiples dimensions». Benoît XVI a alors cité «l’expansion missionnaire, l’attention pour la formation des ministres de Dieu, la promotion de l’activité des fidèles laïcs dans l’Eglise et dans la société, le rapport intense avec la communauté civile».
Les Accords du Latran, marquant la naissance de l’Etat de la Cité du Vatican, ont été signés le 11 février 1929 par le cardinal Pietro Gasparri et le chef du gouvernement italien de l’époque, Benito Mussolini. Le jour même, dans un discours adressé aux prêtres de Rome, Pie XI avait expliqué qu’après avoir «beaucoup réfléchi, médité et prié», il avait décidé «délibérément» de conserver «juste ce qu’il faut de territoire pour servir de support à la souveraineté (…) sans lequel elle ne pourrait pas exister».
L’Etat de la Cité du Vatican, que Pie XI avait défini comme «un petit territoire pour une grande mission», a ainsi fêté le 80e anniversaire de sa création. Trois moments différents ont marqué cet anniversaire : un congrès international de trois jours, un concert en présence du pape, et une exposition retraçant l’histoire du petit Etat, ouverte au public place Saint-Pierre jusqu’au 10 mai 2009. (apic/imedia/lb/pr)



