Pour un le respect de l’identité propre à chaque religion
Rome: Le Vatican demande à la Russie de reconnaître la liberté de culte
Rome, 15 février 2002 (APIC) Le porte-parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, demande au gouvernement russe de reconnaître la liberté de culte et le respect de la spécificité de chaque religion, dans un communiqué publié le 15 février 2002.
Cette brève déclaration fait suite à l’annonce des orthodoxes de Russie d’annuler la visite prévue les 21 et 22 février à Moscou du cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, à cause de l’érection de quatre diocèses catholiques sur le territoire russe, le 11 février.
«Au-delà des faits, la question de fond me semble être la suivante: veut-on accepter et protéger les droits fondamentaux de liberté de conscience et de liberté de religion qui sont à la base de toute forme de sociétés civiles et pluralistes?», se demande J. Navarro-Valls dans son communiqué. Et de répondre: «Ces droits comportent le fait que chaque culte soit reconnu et respecté dans son identité propre, évitant des discriminations entre les citoyens pour des raisons religieuses, ce qui est d’ailleurs garanti par les Ordonnances civiles de la Fédération de Russie».
Alors que le Vatican laissait entendre, le 13 février, que les projets du cardinal Kasper qui devait se rendre à Moscou dans le cadre des échanges bilatéraux entre les deux Eglises, ne devraient pas être modifiées, le responsable des relations extérieures du patriarcat de Moscou avait envoyé une lettre au président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens lui demandant d’annuler une visite qu’il jugeait «inopportune».
Pour sa part, le gouvernement russe a réagi à l’érection des quatre diocèses, dans un communiqué daté du 12 février et publié sur le site du patriarcat de Moscou. Le ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie – mis au courant des intentions de l’Eglise catholique le 4 février – y explique qu’il avait conseillé au Saint-Siège de «repousser» cette décision qui risquait «de causer de sérieuses complications» avec l’Eglise orthodoxe russe. (apic/imed/pr)



