Rome: Le Vatican dément les spéculations sur le projet de nommer trois «vice-papes»
Pas de «Conseil de la couronne» pour épauler Jean Paul II
Rome, 13 juin 1997 (APIC) Le Vatican a catégoriquement démenti vendredi les spéculations sur le projet de nomination de trois vice-papes pour épauler dans sa tâche le pape Jean Paul II, un homme fatigué par son âge et son état de santé. Le quotidien italien «Il Giornale», de Milan, a lancé vendredi l’idée que le Vatican préparait la mise en place autour du pape d’un «Conseil de la couronne» de trois cardinaux de la curie romaine pour relayer Jean Paul II dans sa tâche de gouvernement.
L’»information» du quotidien milanais, qui affirme que des personnes de confiance du pape travaillent secrètement depuis des mois à l’élaboration d’un document à ce propos, a reçu un démenti catégorique du directeur de la Salle de presse du Vatican, Joaquin Navarro Valls. «Cette soi-disant information n’a pas le moindre fondement et une hypothèse de ce type n’a même jamais été prise en considération», selon un communiqué diffusé vendredi 13 juin. Les trois «hommes forts» qui seraient destinés à épauler le pape dans cette fonction de «vice-papes» – qui n’a aucun fondement théologique, selon un canoniste romain – seraient les cardinaux Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, Sodano, secrétaire d’Etat du Vatican, et Martinez Somalo, préfet de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique.
Certes, l’expression «Conseil de la couronne» avait été employée par le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles et primat de Belgique, dans un entretien accordé en avril au bi-mensuel italien «Il Regno». Le cardinal Danneels envisageait l’utilité d’un «Conseil» consultatif de 5 ou 6 évêques auquel le pape puisse avoir recours.
Eviter les empiétements de la curie romaine sur la fonction propre du pape
Mais il ne s’agissait pas d’un partage du pouvoir du successeur de Pierre comme l’envisageait vendredi «Il Giornale», entre tâche de gouvernement et rôle spirituel. Il s’agissait uniquement d’une fonction de conseil, au service de la collégialité. De fait, le cardinal Godfried Danneels se déclarait opposé à tout empiétement de la curie romaine sur la fonction propre du pape. Pour le prélat belge, la curie doit demeurer un «instrument» entre les mains du pape «et rien d’autre», en tous cas pas un «organe autonome d’autorité». (apic/imedia/cic/be)



