Pour lutter contre la pauvreté
Rome: Le Vatican encourage le développement du micro-crédit
Rome, 27 février 2006 (Apic) Lors d’un colloque international au Vatican les 27 et 28 février, organisé par le Conseil pontifical Justice et Paix, le Saint-Siège a appelé au développement du micro-crédit. L’une des solutions pour lutter contre la pauvreté.
Le micro-crédit «est un instrument efficace de lutte contre la pauvreté», cependant il ne doit pas faire place à «une illusion», indique un communiqué de presse du Conseil pontifical, à l’occasion d’un colloque de Justice et Paix au Vatican, les 27 et 28 février.
Ainsi, le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a expliqué dans son discours d’ouverture que «le Vatican encourage les initiatives de micro-crédit, mais que celui-ci n’est pas en mesure «de résoudre tous les problèmes, comme semblent le faire croire certains, sans doute intéressés à faire des affaires sur le dos des pauvres», a-t-il lancé.
Une centaine d’experts, de politiciens, d’entrepreneurs, de financiers de plus de 30 pays participent à la rencontre organisée par le Conseil pontifical Justice et Paix. Au-delà de l’aide publique au développement, ce colloque international veut se pencher sur «les nouvelles formes de financement pour le développement» dont le micro-crédit.
Le Saint-Siège avait déjà souhaité que les femmes aient un accès facilité au micro-crédit afin de lutter conte la pauvreté et d’améliorer leurs conditions de vie. Mgr Celestino Migliore, observateur permanent du Saint-Siège à l’Onu avait demandé à New York, le 13 octobre 2005 – lors du 5e Comité pour l’application de la 5e conférence mondiale sur les femmes – de «développer l’accès et le contrôle des femmes sur la production des ressources et du capital». Il avait alors rappelé que les femmes représentaient 60 % des 550 millions de travailleurs pauvres dans le monde, mais qu’elles «pouvaient jouer un rôle clef dans le développement, l’amélioration des conditions de vie de leur famille, de leur communauté»
Mgr Migliore avait aussi indiqué que des institutions catholiques étaient engagées dans des programmes de micro-crédit pour les femmes. Ils sont déjà en place au Cambodge, en Bosnie-Herzégovine, en Amérique du Sud et dans les Caraïbes. Le micro-crédit privé, ainsi que les systèmes de réassurance, sont considérés comme une aide fiable au développement par rapport aux subventions versées directement aux Etats par les institutions internationales. (apic/imedia/hy/vb)



