Journée d’étude consacrée à ce pape auvergnant
Rome: Le Vatican fête le millénaire de Gerbert d’Aurillac
Rome, 10 mai 2004 (Apic) Le Conseil pontifical pour la culture fête le millénaire de Gerbert d’Aurillac, dans le cadre de la clôture d’une année dédiée au millénaire du pape auvergnat Gerbert d’Aurillac, afin de mettre en valeur l’apport du christianisme dans la fondation européenne.
Une journée d’études aura lieu le 12 mai 2004 sur le thème «Sylvestre II, pape scientifique et Homo europeus». Elle sera ainsi entièrement dédiée à la figure du premier pape français qui fut une grande autorité politique et scientifique de son temps.
Jean Paul II doit, à cette occasion, rappeler le souvenir de Gerbert d’Aurillac dans sa catéchèse de l’audience hebdomadaire du mercredi, a annoncé le Conseil pontifical.
Cette journée qui clôture la célébration du millénaire de Sylvestre II (999-1003), ouvert le 12 mai 2003 (jour anniversaire de sa mort), entend souligner à travers l’esprit de ce pape «l’importance d’une Europe ouverte à l’Est et solidement fondée sur des racines chrétiennes».«Dans le moment historique que nous vivons, il semble important de se souvenir du geste de Gerbert qui, il y a mille ans, s’est fait le promoteur d’Eglises nationales en Pologne et en Hongrie», indique un communiqué du Conseil pontifical pour la culture.
Gerbert d’Aurillac (né en 938), grand érudit de son temps, fut aussi le promoteur des matières scientifiques dans le cursus universitaire et introduisit l’astrolabe en Europe pour l’observation astronomique, ouvrant ainsi la science occidentale aux découvertes du monde arabe. Archevêque de Reims, puis de Ravenne en Italie, il joua aussi un rôle important dans la désignation d’Hugues Capet comme roi de France.
L’opportunité à saisir
Pour le Conseil pontifical pour la culture, le pape auvergnat «montre aux scientifiques d’aujourd’hui qu’il est possible de faire de la recherche et d’être un homme de foi sans que l’une de ces dimension limite l’autre». «Réfléchir sur cet homme offre à l’Eglise une grande opportunité pour continuer ce dialogue entre foi et science, auquel une grande impulsion a été donnée par la commission instituée par Jean Paul II sur le ’cas Galilée’».
Cette commission, présidée par le cardinal Poupard, a conclu ses travaux en 1992, reconnaissant les «torts» subis par Galilée (1564-1642), lors de son procès devant l’Inquisition pour ses théories sur la rotation de la terre autour du soleil. Selon le rapport de la commission, le scientifique avait alors été condamné à se rétracter, suite à «une erreur subjective de jugement» de la part de l’Eglise. (apic/imedia/pr)



