Présence souhaitée de l’ONU
Rome: Le Vatican serait disposé à jouer son rôle de médiation en Irak
Rome, 18 avril 2004 (Apic) Le Saint-Siège jouerait son rôle de pacifiste et de médiateur en Irak, si on le lui demandait. C’est ce qu’affirme le cardinal Renato Martino interrogé le 16 avril 2004 par Radio Vatican sur la situation dans ce pays. Le président du Conseil pontifical Justice et Paix a par ailleurs souhaité la présence de l’ONU «comme force de reconstruction dans cette société martyrisée».
Le cardinal Renato Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix a affirmé que «le Saint-Siège est toujours disposé, comme il l’a été tout au long de son existence, à apporter son aide médiatrice et pacifiste quand elle le lui est demandée». Si tel était le cas, a-t-il poursuivi, dans ces circonstances aussi, elle ne refuserait pas». Le cardinal Renato Martino était interviewé par Radio Vatican le 16 avril sur le rôle du Saint-Siège suite à la prise d’otages par un groupe musulman en Irak et à l’exécution de l’un d’entre eux le 14 avril 2004.
L’ONU, a-t-il poursuivi, «qui n’est pas entrée dans le conflit au début, devrait maintenant jouer ce rôle de pacifiste. Sa présence devant naturellement être acceptée par les Irakiens». Aux yeux du cardinal Martino, la communauté internationale devrait entrer en scène pour réconcilier toutes les composantes de la société irakienne. Pour lui, en effet, «la voie la plus sûre pour cette nation martyrisée» est d’accepter la présence de forces «non pas d’occupation, mais de reconstruction».
Eviter que la situation ne s’aggrave encore
Pour sa part, Mgr Ferdinand Filoni, nonce apostolique en Irak, a qualifié la situation actuelle en Irak de «déjà difficile en soi d’un point de vue psychologique», d’»extrêmement compliquée», notamment au niveau militaire, politique et diplomatique. «Nous devons éviter que la situation ne s’aggrave encore», a-t-il expliqué à Radio Vatican le même jour,
Pour lui, «la médiation éventuelle du Saint-Siège dans la libération des otages serait possible en théorie. Nous sommes ouverts à toute forme d’aide que nous pouvons donner». Mais, a-t-il poursuivi, la situation est en réalité difficile, «parce qu’on ne sait pas bien qui détient les otages italiens ou les autres». Quant aux Eglises chrétiennes d’Irak, selon lui, «elles essaient d’apporter leur aide humanitaire, avec la solidarité que les circonstances requièrent».
Par ailleurs, selon le quotidien «Il Messaggero» du 15 avril, la section pour les rapports avec les Etats de la Secrétairerie d’Etat – l’équivalent du ministère des affaires étrangères du gouvernement central de l’Eglise – aurait organisé une réunion de haut niveau, le mercredi 6 avril «en vue d’un examen approfondi du dossier Irak . (apic/imedia/vb)



