Assurer le développement durable
Rome: Le Vatican veut une meilleure redistribution des ressources mondiales
Rome, 4 juin 2004 (Apic) Le représentant du Vatican au forum de l’OSCE souhaite la création d’instruments en faveur de la redistribution des ressources mondiales, ceci en vue de permettre un développement durable. Le Forum, qui regroupe 55 Etats membres de l’organisation, se déroule à Prague jusqu’au 4 juin.
Mgr Ettore Balestrero, représentant du Saint-Siège au Forum économique de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), a affirmé le 31 mai que devant les progrès de l’économie de marché, «certains pays membres de l’OSCE ont encore besoin de soutien», en vue de leur intégration «juste et effective» dans l’économie mondiale.
Pour lui, «la libéralisation économique et les changements technologiques n’ont pas bénéficié à tous les pays de façon équivalente. Dans certains cas, ils ont contribué à accentuer les disparités économiques entre eux et également à l’intérieur des pays».
Lutte contre la corruption et respect des lois
Si «les politiques internes adoptées par les pays de façon à avoir des capacités institutionnelles appropriées sont très importantes», beaucoup de pays ne sont pas capables de rassembler, seuls, les conditions requises pour une transition vers une économie de marché. Et le prélat de citer la nécessité d’une lutte efficace contre la corruption, du respect de la loi et de la transparence, la capacité à légiférer de façon claire et adéquate pour le traitement national des investissements étrangers et le développement des infrastructures modernes, ces mesures correspondant aux engagements pris par les Etats de l’OSCE.
«Une plus grande offre de biens publics, ces biens indispensables liés aux conditions de santé de base, à la protection de l’environnement, à la recherche agricole et aux technologies d’information doit être garantie (.) Et cela requiert un effort concerté ainsi que des investissements économiques et financiers», affirme encore Mgr Balestrero. Or, selon lui, les institutions et les mécanismes internationaux permettant ce transfert de ressources «n’existent toujours pas», et les pays développés auraient tendance à légiférer au détriment des pays en développement. C’est pourquoi, il est important que l’OSCE cherche «à promouvoir des programmes adéquats d’aide et de redistribution». (apic/imedia/bb)



