Pour une solidarité avec les victimes du cyclone Sidr

Rome: Les appels de Benoît XVI lors de la prière de l’Angélus

Rome, 18 novembre 2007 (Apic) Benoît XVI, lors de la prière de l’Angélus du 18 novembre, a lancé une série d’appels. Depuis la fenêtre de son bureau, place Saint-Pierre, le pape a ainsi invité à «la solidarité internationale» en faveur des victimes du cyclone Sidr au Bangladesh, il a par ailleurs souhaité l’élimination totale des mines antipersonnel et a également lancé un appel à la prudence sur les routes à l’occasion de la ’Journée des accidentés de la route’.

«Ces jours derniers, a ainsi lancé le pape, un terrible cyclone a frappé le sud du Bangladesh, causant de très nombreuses victimes et de graves destructions». «Renouvelant l’expression de mes profondes condoléances à l’égard des familles et du pays tout entier, a-t-il poursuivi, je fais appel à la solidarité internationale qui s’est déjà mobilisée afin de faire face aux besoins immédiats». Il a ensuite encouragé à effectuer «tous les efforts possibles pour secourir ces frères si durement éprouvés». Le cyclone Sidr, qui a balayé le 15 novembre dernier le sud du Bangladesh, a fait 1’800 morts selon un bilan encore provisoire.

Successivement, Benoît XVI a évoqué la tenue, en Jordanie, du 18 au 22 novembre, de la 8e assemblée des Etats qui ont souscrit la ’Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction’. Le Saint-siège est parmi les «principaux promoteurs» de cette convention, a souligné le pape avant de souhaiter que «ces engins qui continuent à faire des victimes, parmi lesquelles de nombreux enfants, soient complètement bannis». Le nombre répertorié de victimes de mines antipersonnel dans le monde aurait reculé de 16% en 2007, atteignant 5’751 personnes. Mais le nombre réel de morts pourrait être beaucoup plus élevé. Plus d’un tiers de ces victimes sont des enfants.

Appel à la prudence sur les routes

S’adressant aux pèlerins de langue française, le souverain pontife a ensuite évoqué la ’Journée des accidentés de la route’, promue par l’Organisation mondiale de la santé (Oms). Benoît XVI a souhaité prier «pour toutes les personnes qui sont mortes dans des accidents de la circulation et leurs familles». «J’appelle chacun à redoubler d’efforts pour être prudent afin de protéger sa vie et celle d’autrui», a déclaré le pape avant de préciser qu’il s’agissait d’un «devoir de charité les uns envers les autres». Chaque année, dans le monde, les accidents de la route font 1,2 million de morts et cinquante millions de blessés, dont certains restent handicapés.

Avant la prière de l’Angélus, Benoît XVI a aussi souligné l’appel singulier des «personnes consacrées», en particulier «de celles qui sont appelées à la contemplation dans les monastères cloîtrés». «La foi qui oeuvre dans la charité est le véritable antidote à la mentalité nihiliste qui étend de plus en plus son influence à notre époque», a encore affirmé le pape. Chaque 21 novembre, fête de la présentation de Marie au temple, l’Eglise célèbre une journée particulièrement consacrée aux communautés religieuses cloîtrées.

Mise en garde contre les messianismes récurrents

Benoît XVI a également mis en garde les fidèles contre les «messianismes récurrents qui, chaque fois, annoncent la fin du monde comme imminente». «En réalité, a-t-il expliqué, l’histoire doit suivre son cours qui comporte aussi des drames humains et des calamités naturelles».

Le pape a aussi rappelé la béatification, quelques heures plus tard à Novare (nord-ouest de l’Italie), du prêtre et philosophe italien Antonio Rosmini (1797-1855), mis à l’Index par le Saint-Office en 1849 pour certains de ses écrits avant d’être réhabilité plus de 150 ans plus tard, en 2001, par la Congrégation pour la doctrine de la foi. Benoît XVI a relevé sa «grande figure de prêtre et homme de culture illustre», soulignant avant tout sa «charité intellectuelle». Le pape a souhaité que «son exemple aide l’Eglise, spécialement les communautés ecclésiales italiennes, à grandir dans la conscience que la lumière de la raison humaine et celle de la Grâce, quand elles vont de pair, deviennent source de bénédiction pour la personne humaine et la société». (apic/imedia/ami/bb)

18 novembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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