Clôture de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens

Rome: Les chrétiens de Terre sainte doivent être un exemple d’unité

Rome, 26 janvier 2009 (Apic) En Terre sainte, a affirmé Benoît XVI le 25 janvier 2009, les chrétiens eux-mêmes doivent offrir le témoignage de leur unité, sans quoi la paix y sera impossible. Dans la basilique romaine de Saint-Paul-hors-les-murs, le pape présidait la cérémonie des vêpres pour la clôture de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. 50 ans jour pour jour après l’annonce par Jean XXIII de la convocation du Concile Vatican II, Benoît XVI a également salué cette «décision providentielle» de son prédécesseur.

«L’unité que Dieu donne à son Eglise, et pour laquelle nous prions, est naturellement la communion au sens spirituel, dans la foi et dans la charité», a expliqué le pape qui présidait les vêpres en présence de responsables orthodoxes, anglicans et luthériens. Cependant, a-t-il précisé, «cette unité dans le Christ est également un ferment de fraternité sur le plan social, dans les rapports entre les pays et pour toute la famille humaine». «En ce sens, la prière que nous faisons ces jours-ci (…) est une intercession pour les différentes situations de conflit qui affligent actuellement l’humanité».

Le pape alors souhaité «que la force prophétique de la Parole de Dieu ne soit pas absente là où les mots sont impuissants parce qu’y prévaut le bruit tragique de la violence et des armes». Cette parole divine, a expliqué Benoît XVI, «nous redit que la paix est possible, et que nous devons être des instruments de réconciliation et de paix».

«Notre prière pour la paix, a encore soutenu le pape, doit toujours être attestée par des gestes courageux de réconciliation entre nous, chrétiens». Benoît XVI a alors confié qu’il pensait une nouvelle fois «à la Terre sainte». «Il est tellement important, a indiqué le pape, que les fidèles qui y vivent, ainsi que les pèlerins qu’y s’y rendent, offrent à tous le témoignage que la diversité des rites et des traditions ne devrait pas constituer un obstacle au respect mutuel et à la charité fraternel».

Les propos du pape interviennent entre autres deux mois après que des images d’une violente bagarre entre chrétiens à Jérusalem ont fait le tour du monde. Début novembre 2008, des religieux orthodoxes grecs et arméniens en étaient ainsi venus aux mains à l’intérieur même de la basilique du Saint-Sépulcre.

Au cours de son homélie, le souverain pontife est également revenu sur l’anniversaire de l’annonce par Jean XXIII de la convocation du Concile Vatican II (1962-1965), 50 ans plus tôt, le 25 janvier 1959, dans cette même basilique. Benoît XVI a alors évoqué «la décision providentielle suggérée à (son) prédécesseur (…) par l’Esprit saint» moins de trois mois après son élection.

Enfin, au terme de son homélie, le pape a salué «les fruits du dialogue théologique» en cours avec les autres confessions chrétiennes. (apic/imedia/ami/js)

26 janvier 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!