Avec la participation des scientifiques et des médecins

Rome: Les évêques italiens à l’école de la bioéthique

Rome, 15 novembre 2001 (APIC) Un cours d’approfondissement sur le rapport entre morale et science médicale est proposé ces jours-ci à Rome pour les évêques italiens. Organisé par la Conférence épiscopale d’Italie, ce colloque a été demandé par les évêques eux-mêmes.

Une centaine d’entre eux sont rassemblés depuis le 14 novembre 2001 autour du cardinal Camillo Ruini, président de la Conférence épiscopale, du cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Gênes et de Mgr Elio Sgreccia, vice-président de l’Académie pontificale pour la vie. Des scientifiques et des médecins participent également au colloque.

«Toute la société est interpellée par les questions de bioéthique, que ce soient les scientifiques, les législateurs, ou les organismes sanitaires», a déclaré le cardinal Ruini. D’où la nécessité «d’acquérir des informations scientifiques qui nous aident à avoir une certaine compétence sur les principales questions aujourd’hui débattues», a-t-il ajouté.

L’archevêque de Gênes a pour sa part rappelé l’importance d’une réflexion «qui mette en évidence l’homme comme personne, c’est-à-dire comme un être rationnel et relationnel, dont la vie est intangible parce que créé à l’image de Dieu». Il a alors invité les évêques «à ne pas avoir peur et à ne pas avoir de complexes d’infériorité» dans la dénonciation de «la conjuration de la mort, à l’œuvre dans nos sociétés occidentales par la philosophie matérialiste et hédoniste».

Concernant la question des cellules staminales prélevées sur l’embryon – cellules souches non encore spécialisées et suffisamment jeunes pour être manipulées -, Mgr Elio Sgreccia a réaffirmé la position de l’Eglise sur leur utilisation, soulignant que celle-ci «ne s’est pas limitée à dénoncer une telle pratique», mais qu’elle a également démontré scientifiquement que les cellules prélevées sur des adultes «sont aussi efficaces».

Techniques d’utilisation des cellules staminales

Le 22 novembre 2000, Mgr Sgreccia affirmait en effet que les techniques d’utilisation des cellules staminales extraites du cordon ombilical chez une femme «offrent elles-mêmes une réserve précieuse pour combattre certaines maladies susceptibles de se manifester par la suite», et «qu’elles offriront davantage de possibilités de succès que celles qui sont basées sur l’extraction de cellules mères des embryons».

Deux journées d’étude viennent par ailleurs de se conclure sur le thème des cellules staminales, à la première faculté de bioéthique de l’Université pontificale «Regina Apostolurum» de Rome, dirigée par les «Légionnaires du Christ». Une quinzaine d’experts ont analysé «le dilemme des cellules staminales» utilisées à des fins thérapeutiques, du point de vue scientifique, éthique, social et philosophique. (apic/imed/mk)

15 novembre 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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