Chiara Lubich et Kiko Argüello parlent du témoignage chrétien

Rome: Les nouveaux mouvements au Synode pour l’Europe

Rome 7 octobre 1999 (APIC) Les représentants des nouveaux mouvements religieux, qui rassemblent actuellement les forces vives de l’Eglise, participent éégalement comme auditeurs au Synode des évêques pour l’Europe. Chiara Lubich, fondatrice des Focolari, Kiko Argüello responsable du chemin néo-catéchuménal et un couple espagnol, responsables de Communion et Libération, ont pris la parole mardi après-midi pour partager avec les évêques leur manière de concevoir les grands défis auxquels l’Eglise catholique est confrontée. Des fondateurs dont l’influence pèse aujourd’hui lourd au Vatican.

Chiara Lubich, fondatrice du Mouvement des Focolari, dont on connaît la proximité d’esprit avec le pape Jean Paul II, a précisé que l’on ne pourra réaliser le rêve d’une Europe unie, à tous les niveaux «sans un retour authentique à l’Evangile, à l’amour évangélique, particulièrement à travers le témoignage; sans la mise en pratique d’un amour réciproque radical grâce auquel Jésus devient présent entre les personnes qui sont unies en son nom pour offrir au monde le visage d’une Eglise-communion. Si on ne présente pas un ’Jésus vivant’ ; si on ne s’engage pas dans des domains particuliers comme les jeunes, la famille, les vocations, la politique, l’économie, ou les moyens de communication sociale.» Chiara Lubich ne doute pas que les mouvements, en tant «qu’irruption de charismes dans l’Eglise, sont une réponse efficace et concrète à ces exigences».

«Nous nous trouvons devant un changement d’époque. La culture de la grande ville a submergé l’homme qui se trouve pris dans le phénomène de la sécularisation et dans l’anonymat». Il est donc nécessaire de «sortir de la grande ville pour entrer dans la Jérusalem céleste : c’est ça l’oeuvre de l’Eglise», renchérit Kiko Argüello, fondateur du Chemin Néo-catéchuménal.

Kiko Argüello explique que l’on peut atteindre cet objectif en «retournant au premier modèle apostolique». Le Chemin néo-catéchuménal «ouvre dans les paroisses un itinéraire de formation catholique, une initiation chrétienne post-baptismale à caractère catéchuménal, vécue en petites communautés. Il est urgent de renouveler les structures de l’Eglise, afin que la paroisse puisse se convertir en une «cité céleste»: un «catecumenium» avec des espaces modernes, pour le culte et pour la vie des petites communautés, un modèle social plus humain, capable d’ouvrir des espaces pour une nouvelle culture». Kiko Argüello a conclu en demandant la constitution d’une Commission pontificale consacrée à la nouvelle évangélisation selon l’esprit du Concile Vatican II

Le couple espagnol, du Mouvement Communion et Libération, Jesús et Juana Carrascosa, a raconté comment il s’était converti, expliquant l’importance de la surprise dans la rencontre avec le Christ. «S’interroger sur la difficulté de la mission en Europe», a déclaré Jesús Carrascosa, «signifie redécouvrir la simplicité absolue de la méthode du Christ, de Dieu, avec nous : Jésus est une présence humaine qui touche toute la vie et la change». «Nous avons besoins de chrétiens conscients et convaincus, qui soient capables de rendre l’Eglise présente dans leurs communautés», a-t-il déclaré. (apic/zn/mp)

7 octobre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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