Pour la reconnaissance des chrétiens

Rome: Les patriarches et les évêques irakiens manifestent leurs attentes sur l’avenir du pays

Rome, 30 avril 2003 (Apic) Les patriarches et les évêques irakiens demandent à ce que la future Constitution irakienne «considère les chrétiens comme citoyens irakiens à part entière» et qu’elle «garantisse le droit de professer (leur) foi, selon (leurs) traditions antiques et (leur) droit religieux, le droit d’éduquer (leurs) enfants selon des principes chrétiens, le droit de s’organiser librement, de construire (leurs) lieux de culte, (leurs) espaces culturels et sociaux selon (leurs) besoins».

Dans un communiqué daté du 29 avril et publié le lendemain par la salle de presse du Saint-Siège, ils «manifestent leurs attentes par rapport à l’avenir» de leur pays.

Les patriarches et les évêques irakiens souhaitent que le peuple irakien «tout entier, sans distinction religieuse ou ethnique», puisse «vivre dans la liberté, la justice et le respect de la coexistence interreligieuse et multiethnique, qui a connu une longue histoire avec ses défaites et ses succès».

«En vertu de nos droits d’appartenir aux peuples les plus anciens de cette terre, nous revendiquons pour nous et pour tous ceux qui l’habitent aujourd’hui, qu’ils soient majoritaires ou minoritaires, unis par une longue histoire de coexistence, le droit de vivre dans un Etat de droit, dans la paix, la liberté, la justice, l’égalité, selon la Charte des droits de l’Homme».

Au nom des Chaldéens, des Assyriens, des Syriens, des Arméniens, des Grecs et des Latins, «formant tous ensemble une seule communauté chrétienne», ils demandent ainsi à ce que la nouvelle constitution irakienne «reconnaisse» leurs droits «religieux, culturels, sociaux et politiques». Ils souhaitent, en outre, qu¹elle «prévoie un statut légal dans lequel chaque personne sera considérée selon ses capacités, sans discrimination, pour que chacun ait le droit de participer activement au gouvernement et au service de ce pays».

Enfin, ils lancent cet appel «avant tout, au peuple irakien, riche dans ses ethnies et dans ses religions, puis aux forces politiques et religieuses, ainsi qu’à tous ceux qui ont à coeur le bien du pays, donc aux responsables de la communauté internationale». (apic/imedia/pr)

30 avril 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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