Dans le viseur: unions libres, divorces et mariages homosexuels

Rome: Les politiciens ne peuvent pas communier s’ils ne soutiennent pas la famille

Rome, 7 octobre 2005 (Apic) Les hommes politiques et les législateurs qui ne soutiennent pas les droits de la famille, mais appuient des lois sur les unions libres, le divorce ou les mariages homosexuels, ne peuvent pas accéder à la communion. C’est ce que le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, a affirmé dans son intervention au cours de la 8e Congrégation générale du Synode des évêques sur l’Eucharistie, le 7 octobre au matin.

Le pape a assisté à cette séance présidée par le cardinal mexicain Juan Sandoval Iniguez, archevêque de Mexico, auxquels 245 pères synodaux ont pris part. 22 d’entre eux sont intervenus.

«Peut-on permettre l’accès à la communion eucharistique à ceux qui nient les principes et les valeurs humaines et chrétiennes?», s’est interrogé le cardinal Lopez Trujillo. Il a alors expliqué que «la responsabilité des politiciens et des législateurs était grande». «On ne peut pas séparer une prise de position personnelle du devoir socio- culturel. Ce n’est pas un problème privé, il requiert l’acceptation de l’Evangile, du magistère et de la juste raison! Comme pour tous, pour les politiques et le législateur aussi vaut la parole de Dieu», a lancé le cardinal.

«Il s’agit d’un problème récurrent de nombreuses nations et parlements», a-t-il poursuivi. «Aujourd’hui, les projets de loi et les choix faits ou à faire mettent en grave danger l’Evangile de la famille et de la vie».«L’avenir de l’homme et de la société est en jeu», a déclaré le cardinal espagnol en poste à Rome. Et de dénoncer «le prétendu libre choix politique, qui aurait la primauté sur les principes évangéliques». «Le positivisme juridique, a poursuivi le cardinal, serait une explication suffisante» pour justifier les «positions ambiguës du législateur sur le divorce, sur les couples de fait (les concubins, ndlr) (.) pire encore, quand il s’agit de ’couples’ du même sexe, une chose encore inconnue dans l’histoire culturelle des peuples et dans le droit».

«Les politiciens et les législateurs doivent savoir que, en proposant ou en défendant des projets de lois iniques, ils ont une grave responsabilité et ils doivent remédier au mal fait pour accéder à la communion», a conclu le cardinal Lopez Trujillo. (apic/imedia/hy/bb)

7 octobre 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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