En présence de Benoît XVI
Rome : Les prédications de carême de la curie ont débuté au Vatican
Rome, 17 mars 2006 (Apic) Les prédications de carême de la curie se sont ouvertes dans la matinée du 17 mars en présence de Benoît XVI. A 9h, dans la chapelle Redemptoris Mater du Palais apostolique, le prédicateur de la Maison pontificale, le capucin Raniero Cantalamessa, a médité devant de nombreux prélats sur l’épisode de ’Jésus à Gethsémani’ tiré des Evangiles.
Comme le veut la tradition, le prédicateur de la Maison pontificale propose des méditations au collège cardinalice, à la prélature romaine et aux membres de la curie romaine, aux familiers du pape et aux membres du Vicariat de Rome, aux supérieurs religieux et autres personnes de la Chapelle papale, durant trois vendredis du temps de carême.
Les prédications du Père Raniero Cantalamessa durent environ une demi-heure et portent sur un thème particulier, cette année: ’Memores beatae Passionis’ (Se rappelant la bienheureuse passion). Le religieux interviendra à nouveau devant la curie les 31 mars et 7 avril prochains. Le vendredi saint 14 avril, dernier vendredi avant Pâques, le prédicateur de la Maison pontificale prononcera l’homélie de la célébration de la passion du Christ, dans la basilique Saint-Pierre.
La profonde angoisse de Jésus
Pour sa première prédication, le père Cantalamessa s’est arrêté sur l’épisode évangélique de ’Jésus dans le jardin de Gethsémani’, lorsque le Christ demande à Dieu, dans la prière, de ne pas le conduire à la croix comme le veulent les Ecritures. Selon Radio Vatican, le franciscain italien a parlé de l’angoisse qui caractérise alors Jésus. Le religieux a présenté le Christ «seul devant la perspective d’une douleur inhumaine qui va s’abattre sur lui», la mort sur la croix, confiant pourtant que «la cause de l’angoisse de Jésus est encore plus profonde» car «il se sent porteur de tous les maux et les atrocités du monde». Il a aussi expliqué que le Christ cherchait à plier sa volonté à celle de Dieu, tandis que, dans la Bible, Jacob tentait de faire plier Dieu à sa propre volonté, un comportement qui caractérise souvent l’homme.
Pour le Père Cantalamessa, l’épisode de Gethsémani s’attarde aussi sur «la douleur morale» à laquelle le monde prête peu d’intérêt aujourd’hui, alors qu’il est «très sensible à la douleur physique». Mais, selon le capucin, Dieu, au contraire, prend «très au sérieux la douleur du coeur». (apic/imedia/ar/bb)



