Rome: Liban: Le pape, ferme, appelle les responsables du monde

Il faut déposer «immédiatement les armes»

Rome, 30 juillet 2006 (Apic) Le pape a appelé dimanche «tous les responsables» de «la spirale de violence» au Proche-Orient, à déposer «immédiatement les armes».

Très préoccupé par la situation «toujours plus grave et tragique» au Liban, Benoît XVI, qui s’exprimait à l’occasion de l’Angélus à Castel Gandolfo, a demandé aux «gouvernements et aux institutions internationales» de n’économiser «aucun effort» pour «l’arrêt nécessaire des hostilités».

«Au nom de Dieu, je m’adresse à tous les responsables de cette spirale de violence, pour que les armes soient immédiatement déposées de toute part !», a lancé Benoît XVI. «Aux gouvernements et aux institutions internationales, je demande de n’économiser aucun effort pour obtenir cet arrêt nécessaire des hostilités et pour pouvoir ainsi commencer à construire, à travers le dialogue, une cohabitation durable et stable de tous les peuples du Proche-Orient».

«Aux hommes de bonne volonté, je demande de continuer à intensifier l’envoi d’aides humanitaires à ces populations tant éprouvées et dans le besoin», a encore déclaré le pape. «Mais surtout, que continue à s’élever de chaque coeur, la prière confiante en Dieu bon et miséricordieux, afin qu’il accorde sa paix à cette région et au monde entier», a-t-il insisté.

Ces propos rejoignaient ceux qu’il avait tenus aux journalistes à son départ du Val d’Aoste, dans la soirée du 28 juillet, affirmant «ne nous taisons pas, faisons notre possible pour parvenir aux oreilles des puissants», estimant que «l’instrument principal est la prière», «cri vers Dieu mais aussi aux hommes». Une nouvelle fois, depuis son premier appel du 16 juillet, le pape, se montrant très préoccupé par le conflit au Proche-Orient, a répété clairement la position du Saint-Siège en faveur d’un arrêt immédiat des hostilités.

«En ce moment, je ne peux pas ne pas penser à la situation toujours plus grave et tragique que vit le Proche-Orient, a-t-il ainsi confié, mentionnant les «centaines de morts», les «très nombreux blessés», la «masse considérable de sans abris et de réfugiés, de maisons, de villes et d’infrastructures détruites». Il a aussi estimé que «dans les coeurs semblaient croître la haine et la volonté de vengeance».

«La paix, oui, merci»

Pour lui, ces faits «démontrent clairement qu’on ne peut rétablir la justice, créer un ordre nouveau et édifier une paix authentique quand on a recours à l’instrument de la violence». A ce sujet, nous voyons «plus que jamais, comment la voix de l’Eglise est prophétique et en même temps réaliste quand, devant les guerres et les conflits en tout genre, elle indique la voix de la vérité, de la justice, de l’amour et de la liberté», a-t-il estimé. Il a mentionné à ce sujet l’Encyclique de Jean XIII Pacem in terris sur «la paix entre toutes les nations», de 1963. «L’humanité doit encore parcourir aujourd’hui ce chemin pour obtenir le bien souhaité de la vraie paix», a insisté le pape.

Espérant voir «bientôt régner la réconciliation» dans les pays du Proche-Orient, le souverain pontife a renouvelé son appel pour la paix dans ses messages en différentes langues adressées aux pèlerins. Sa demande, chaleureusement accueillie par les nombreux fidèles venus à Castel Gandolfo, a été acclamée par les cris ’Pace !’ (Paix en italien, ndlr). «La paix, oui, merci», a commenté Benoît XVI.

Il a finalement souhaité que la Vierge Marie, saint Ignace de Loyola et le curé d’Ars, qui seront bientôt fêtés, intercèdent «pour obtenir le bien fondamental de la paix dans le monde», et particulièrement au Proche-Orient. (apic/imedia/ar/pr)

30 juillet 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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