La réponse la plus efficace au mal
Rome: Lors de la prière de l’angélus, Benoît XVI invite les chrétiens à purifier leur vie
Rome, 11 mars 2007 (Apic) A l’occasion de la prière de l’angélus du 11 mars 2007, Benoît XVI a invité les fidèles, notamment polonais, à faire pénitence et à améliorer leur vie, par le biais d’examens de conscience. Il les a engagés à «purifier leur vie». Pour le pape, qui s’exprimait devant des dizaines de milliers de pèlerins assemblés place Saint-Pierre à Rome, telle est la réponse la plus efficace au mal, tant au niveau interpersonnel que social et international.
Commentant l’Evangile du 3e dimanche de Carême, Benoît XVI a souligné que le Christ insistait sur la nécessité de la conversion. «Il ne la propose pas dans des termes moralistes, mais réalistes, comme l’unique réponse adéquate aux évènements mettant en crise les certitudes humaines». Il invite à répondre au mal avant tout par un sérieux examen de conscience et par l’engagement à purifier sa propre vie, a-t-il expliqué. Sinon, «nous périrons tous de la même façon».
Pour le pape, la vraie sagesse réside dans le fait de se laisser interpeller par la précarité de l’existence et d’assumer une attitude de responsabilité consistant à faire pénitence et à «améliorer notre vie». «Telle est la sagesse et la réponse la plus efficace au mal», au niveau interpersonnel, social et international, a-t-il expliqué. Et de mettre en garde les personnes et les sociétés qui vivent sans jamais se mettre en cause. Elles ont «comme unique destin final» leur ruine.
Si la conversion ne préserve pas des problèmes, a poursuivi le pape, elle aide néanmoins à prévenir le mal et à vaincre le mal par le bien. «Faire pénitence et corriger sa propre conduite n’est pas un simple moralisme, mais la voie la plus efficace pour changer la société et soi-même en mieux», a insisté Benoît XVI.
L’Eglise polonaise dans la tourmente
Après avoir récité la prière de l’angélus, le pape a salué dans leur langue les nombreux fidèles assemblés sous un ciel maussade. Il est notamment revenu, en polonais, sur la nécessité de «l’examen de conscience afin de connaître son état d’âme», de l’humilité permettant de reconnaître sa faute, de la foi dans la miséricorde pour demander pardon à Dieu et aux frères, et de l’amour pour adhérer de nouveau à la vérité, au bien et au beau.
L’Eglise polonaise est actuellement secouée par une crise suite à la divulgation de dossiers mettant en cause des membres du clergé et de l’épiscopat ayant collaboré par le passé avec les services communistes. Le pape a reçu, le 8 mars, le cardinal Stanislaw Dziwisz, l’archevêque de Cracovie, en audience privée. (apic/imedia/ar/be)



