Cuba, le Kosovo et le Moyen-Orient au centre des entretiens

Rome: Madeleine Albright reçue par le pape

Rome, 8 mars 1998 (APIC) La responsabilité des Etats-Unis sur la scène mondiale, l’embargo imposé par Washington sur Cuba, la situation au Kosovo, au Moyen-Orient, en Afrique et en Chine ont été au centre des discussions entre le pape Jean Paul II et Madeleine Albright, secrétaire d’Etat des Etats-Unis, reçue en audience samedi matin.

L’audience, précise un communiqué du directeur de la salle de presse du Saint-Siège, Joaquin Navarro Valls, s’est déroulée dans un climat «très cordial» et a duré une demi-heure.

Madeleine Albright était accompagnée d’une délégation conduite par Corinne Boggs, Ambassadrice des Etats-Unis près le Saint-Siège.

Le Secrétaire d’Etat américain a eu ensuite un entretien avec le cardinal secrétaire d’Etat Angelo Sodano, en présence de Mgr Jean-Louis Tauran, secrétaire pour les Relations avec les Etats.

«Les conversations, a expliqué Navarro Valls, ont permis un échange d’opinion utile à propos des responsabilités des Etats-Unis sur la scène mondiale, et un large tour d’horizon des problèmes qui préoccupent actuellement la communauté internationale, depuis la tension au Kosovo, à la nécessité de faire de nouveaux efforts pour la paix au Moyen-Orient, en passant par les affrontements ethniques en Afrique et la promotion de la liberté religieuse

en Chine. Une place spéciale a été accordée à Cuba, après la récente visite du Pape dans ce pays».

Madame Albright est arrivée vendredi d’Ukraine. Dimanche matin, après un crochet en Allemagne, elle s’est rendue en France, avant de s’envoler pour Londres, et peut-être Madrid, avant qu’elle ne s’envole pour le Canada.

Côté américain, les regards étaient tournés vers Cuba depuis le voyage de Jean-Paul II dans l’île les 21-25 janvier derniers. Samedi 28 février, Madeleine Albright a elle-même adressé un message à la population cubaine par le canal de «Radio Marti», à Miami. Les Etats-Unis, a-t-elle déclaré, souhaitent une «transition pacifique vers la démocratie à Cuba».

L’embargo économique a été renforcé par les Etats-Unis en 1996 par la loi Helms-Burton. Pourtant il est critiqué par le Vatican et par la communauté internationale. Il est aussi remis en question par une partie de l’opinion américaine, la chambre de commerce des Etats-Unis et par quelques voix au Congrès même.

Des collaborateurs de Jesse Helms lui-même (président de la commission des affaires étrangères du sénat), se sont rendus à Cuba à l’occasion de la visite du pape. Leur rapport, publié récemment, réclame une aide humanitaire américaine en faveur des Cubains. Les Etats-Unis, dit-on, se montrent intéressés par l’évaluation de la situation que le pape a pu faire lors de son voyage apostolique. (apic/imed/pr)

19 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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