Relever les défis actuels avec l’enseignement social de l’Eglise

Rome: Message de Benoît XVI à l’Académie pontificale des sciences sociales

Rome, 4 mai 2008 (Apic) Benoît XVI a reçu en audience le 3 mai des membres de l’Académie pontificale des sciences sociales. Il a affirmé que les défis de l’humanité au 21e siècle pouvaient être relevés en suivant la doctrine sociale de l’Eglise.

La 14e session plénière de l’Académie pontificale des sciences sociales a lieu au Vatican du 2 au 6 mai autour du thème: ’Poursuivre le bien commun: comment solidarité et subsidiarité peuvent oeuvrer ensemble’.

Au cours de son intervention en anglais, Benoît XVI a évoqué «les quatre principes fondamentaux de la doctrine sociale catholique: la dignité de la personne humaine, le bien commun, la subsidiarité et la solidarité». «Ces réalités clefs, a ensuite indiqué le pape, qui émergent du contact direct entre l’Evangile et les circonstances sociales concrètes, offrent un cadre pour visualiser et affronter les impératifs qui se présentent à l’humanité à l’aube du 21e siècle, comme la réduction des inégalités en matière de distribution des biens, l’augmentation des opportunités d’éducation, la promotion d’une croissance et d’un développement durables, et la protection de l’environnement».

Solidarité, subsidiarité et bien commun

Dans son intervention, le pape a souhaité schématiser le lien entre les principes fondamentaux de l’enseignement social de l’Eglise «en plaçant la dignité de la personne humaine à l’intersection de deux axes: l’un horizontal représentant la ’solidarité’ et la ’subsidiarité’, et l’autre, vertical, représentant le ’bien commun’». Benoît XVI a encore expliqué que «la responsabilité des chrétiens de travailler pour la paix et la justice, ainsi que leur engagement irrévocable pour développer le bien commun, sont inséparables de leur mission de proclamer le don de la vie éternelle auquel Dieu a appelé chaque homme et chaque femme».

Enfin, évoquant la responsabilité des «plus hautes autorités», le pape a estimé qu’une «société qui honore le principe de subsidiarité libère les personnes d’un sens de découragement et de désespoir, leur garantissant la liberté pour s’engager avec les autres dans les domaines du commerce, de la politique et de la culture».

Réunis au Vatican jusqu’au 6 mai, la cinquantaine de participants à la session plénière de l’Académie des sciences sociales évoquent les nouvelles formes d’économie solidaires et subsidiaires, les initiatives éducatives dans les pays en voie de développement, les relations Etat/famille ou encore le micro crédit. (apic/imedia/ami/bb)

4 mai 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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