L’homme doit rester le protagoniste de son travail
Rome: Message de Jean Paul II à l’occasion de la rencontre internationale sur le travail
Rome, 16 septembre 2001 (APIC) «L’homme, encore une fois, doit rester le protagoniste de son travail», a déclaré Jean Paul II dans un message transmis le 14 septembre aux participants de la rencontre internationale organisée au Vatican du 13 au 15 septembre sur le thème, «le travail et la question sociale, à 20 ans de Laborem Exercens». Pour le pape, les syndicats jouent un rôle important au sein de la mutation des formes du travail. Ils sont appelés à «repenser leur fonction et leur modalité d’action».
Les «grandes transformations économiques et sociales que l’Europe est en train de vivre», a constaté Jean Paul II, «représentent des formes de tensions et dans le même temps de complémentarité entre la dimension locale et mondiale de l’économie, entre ce qui est défini comme l’ancienne et la nouvelle économie, entre l’innovation technologique et l’exigence de sauvegarder les postes de travail, entre la croissance économique et sa compatibilité avec la protection de l’environnement». Pour lui, «ce serait une grave erreur de croire que ces mutations adviennent selon un mode déterministe. C’est l’homme, encore une fois qui doit rester le protagoniste de son travail».
«Si les formes historiques selon lesquelles s’exprime le travail humain changent, les exigences restent permanentes, a ainsi précisé Jean Paul II, à savoir le respect des droits inaliénables. Il faut imaginer de nouvelles formes de solidarité. Dans ce domaine, la responsabilité des gouvernements est grande, mais elle n’est pas moins importante que celle des organisations de protection des intérêts collectifs des travailleurs et des employeurs. Tous sont appelés, a affirmé Jean Paul II, non seulement à promouvoir les intérêts de manière honnête à travers la voie du dialogue, mais aussi à repenser leur fonction propre, leur structure, leur nature et leur modalité d’action».
Responsabilité des scientifiques et des hommes de culture
Le pape s’est enfin adressé directement aux membres de la rencontre internationale en soulignant la responsabilité «des scientifiques et des hommes de culture». «Vous êtes appelés à fournir une contribution spécifique et décisive», leur a affirmé le pape. «Vous devez suggérer des lignes d’action pour conduire le changement dans le sens le plus favorable au développement de toute la famille humaine. Vous revient le devoir de lire et d’interpréter les phénomènes sociaux avec intelligence et un amour de la vérité sans avoir de préoccupations qui soient liées à des intérêts de groupe ou personnels. Pour cela, dans la doctrine sociale de l’Eglise, vous pourrez trouver un guide et référent.» (apic/imed/bb)



