Mieux gérer la diversité biologique des produits alimentaires

Rome: Message de Jean Paul II à la FAO

Rome, 17 octobre 2004 (Apic) Pour lutter contre la faim dans le monde, le pape a encouragé la communauté internationale à gérer correctement la diversité biologique des produits alimentaires.

«Aujourd’hui encore, malheureusement, de nombreux obstacles s’opposent à l’action internationale pour une tutelle de la biodiversité», a commenté Jean Paul II dans un message adressé à Jacques Diouf, directeur général de la FAO – Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, le 15 octobre 2004.

«Pour atteindre l’objectif d’une sécurité alimentaire adéquate, une gestion correcte de la diversité biologique est nécessaire afin de pouvoir garantir les différentes espèces animales et végétales», a estimé le pape dans son discours en espagnol. Pour lui, «il s’agit d’une considération non seulement à caractère technique et scientifique, mais aussi à caractère éthique».

Parmi «les nombreux obstacles» qui ne permettent pas à la communauté internationale de «tutéler» cette biodiversité, le pape a regretté que «des intérêts divers entravent le juste équilibre entre la souveraineté des Etats sur les ressources présentes sur leur territoire et la capacité des personnes et des communautés à gérer de telles ressources en fonction des véritables besoins».

Ni exclusive ni source de conflit

«Le principe de souveraineté sur les ressources génétiques présentes dans les différents écosystèmes ne peut être exclusif, ni devenir cause de conflits», a rappelé Jean Paul II, insistant sur les droits des agriculteurs à décider, non seulement de la quantité, mais aussi de la qualité des produits alimentaires.

Sans tutelle adéquate, a souligné alors le pape, le vaste patrimoine de culture et de connaissance liées à la biodiversité des communautés et peuples indigènes court le risque de disparaître et cela, à ses yeux, peut aller jusqu’à «l’appropriation abusive de leurs terres et la destruction de leur habitat traditionnel».

Renouvelant son «estime» pour l’activité de cette organisation et les «efforts pour combattre la pauvreté dans le monde rural, dans un contexte où le travail quotidien est dur», le pape a prôné «la solidarité, entendue comme modèle d’unité capable d’inspirer l’action» des gouvernements et des institutions et «de dépasser les attitudes égoïstes». (apic/imedia/ar/pr)

17 octobre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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