Rome: Message de Jean Paul II pour la 43ème Semaine Sociale des catholiques italiens

«Quelle société civile pour l’Italie de demain?»

Rome, 16 novembre 1999 (APIC) Jean Paul II a une nouvelle fois réclamé une «parité juridique et économique effective» entre les écoles privées et les écoles publiques en Italie. Dans un message adressé aux participants de la 43ème Semaine Sociale des catholiques italiens, qui se déroule à Naples du 16 au 20 novembre, le pape se préoccupe aussi du fossé grandissant entre riches et pauvres.

«C’est dans l’éducation des jeunes générations que l’expérience de la Nation italienne peut se vanter d’une ingéniosité créative d’institutions scolaires, qui s’adressent en grande partie à ceux qui ont peu de moyens financiers», fait remarquer le pape dans ce message. Pour Jean Paul II, cette ingéniosité «mérite respect et soutien à travers la parité effective, juridique et économique, entre les écoles privées et publiques». Parlant en outre de la «condition d’inhumanité» que crée le chômage en Italie spécialement chez les jeunes, le pape a demandé un effort commun à toutes les composantes de la société italienne pour remédier à cette situation.

Jean-Paul II a exprimé en outre sa préoccupation face à la disparité de croissante entre riches et pauvres en Italie. Il a ainsi demandé «un engagement renouvelé pour la solidarité et la justice et la recherche de nouvelles voies qui permettent de conjuguer les exigences économiques et les exigences sociales». Soulignant par ailleurs que cette «semaine sociale» se déroule à Naples, le pape a fait allusion au développement des régions du sud de l’Italie en soulignant que pour être les protagonistes de ce développement, celles-ci ont toutefois besoin de la solidarité du pays tout entier.

Insistant d’autre part sur l’importance de la famille fondée sur le mariage comme «cœur de la société et cellule essentielle de l’organisme social», Jean Paul II a invité les animateurs de la vie publique et les autorités civiles à la soutenir, en décrivant cette exigence comme un devoir sacré. Soulignant en outre le rôle capital des associations familiales, culturelles, ou de volontariat, le pape les a présentées comme un trésor de la société civile, et «le lieu privilégié pour l’élaboration et la réactualisation des valeurs», garantissant dans la société le respect du principe de subsidiarité.

Enfin, parlant de l’Italie comme de sa «seconde patrie», Jean Paul II a exprimé le souhait que la société civile soit toujours animée par la tradition et la culture chrétienne. Pour le pape, cette inspiration chrétienne qui caractérise l’Italie est la raison de sa vocation européenne. L’Italie, estime Jean Paul II, est en effet de ce fait, susceptible de transformer «l’association politique et économique» que représente aujourd’hui la Communauté européenne, en «une maison commune pour tous les Européens, qui devienne une famille des nations exemplaire». (apic/imed/tg)

16 novembre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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