Entre le signe avant-coureur d’espoir au Moyen-Orient
Rome: message de Noël de Jean Paul II (261293)
et les cris des victimes des conflits dans le monde
Rome, 26décembre(APIC) Dans son traditionnel appel à la paix de Noël, le
pape Jean Paul II n’a pas manqué d’évoquer les tragédies de la Bosnie-Herzégovine, les conflits dans les républiques de l’ex-Union Soviétique, de
l’Afrique aussi, avec les luttes inter-ethniques en Angola, au Burundi et
en Somalie, dans son traditionnel appel à la paix de Noël. Le message et la
bénédiction «urbi et orbi» ont été diffusés dans 42 pays.
Jean Paul II, qui s’est également exprimé sur l’Année de la famille proclamée pour 1994 par les Nations Unies, a rappelé que Noël est «une fête de
la fraternité». Car «si nous sommes fils de Dieu, nous sommes aussi des
frères, et c’est une grande responsabilité».
Le pape a tout d’abord fait allusion au mystère de la Sainte-Famille,
dont la fête, le 26 décembre, a fait l’objet d’une célébration eucharistique solennelle présidée par le légat pontifical à Nazareth, où, a-t-il rappelé, s’ouvre précisément l’Année internationale de la famille.
«Avec l’Eglise, a expliqué Jean Paul II, les peuples du monde considérent l’institution familiale comme l’avenir des nations et de la communauté
ecclésiale. Elle est le berceau naturel de toute existance humaine. Tout
homme a le droit de jouir de la chaleur d’une famille et l’Eglise, avec une
affection particulière, est proche de ceux qui en sont malheureusement privés».
Puis le pape a lancé son traditionnel appel à la paix: «Que laisse ses
armes celui qui en brandit la menace. Que veille sur son frère dans le besoin celui qui est dans l’abondance. Que s’étende dans tous les coins du
monde l’espace de la fraternité, en brisant les obstacles et les barrières
ethniques et culturelles, politiques et religieuses… Que brille en notre
temps la lumière de Bethléem et qu’elle apporte réconfort et sérénité surtout aux victimes des tragédies humaines de la guerre, de l’exil, de la
faim, de l’injustice, de la haine et de la peur».
Après avoir évoqué les multiples conflits, Jean Paul II a conclu en signalant un signe avant-coureur d’espoir: «Bénis soient en particulier ceux
qui s’emploient à renforcer la dynamique de la paix dans la chère région du
Moyen-Orient, terre sainte entre toutes car elle fut choisie pour t’accueillir, Dieu fait homme». (apic/sv/pr)



