Rome: Message du pape au congrès «Le volontaire catholique dans le monde de la santé»
Soutien du pape aux malades du sida
Rome, 2 décembre 2001 (APIC) Jean Paul II a envoyé un message d’affection et de soutien aux malades du sida, le 30 novembre, journée mondiale de lutte contre le sida. Il s’est adressé à eux lors de l’audience accordée aux participants d’un congrès organisé par le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé, les 30 novembre et 1er décembre, sur «le volontaire catholique dans le monde de la santé».
«Chers frères et soeurs malades du sida, ne vous sentez pas seuls! Le pape est proche de vous et vous soutient avec affection dans votre chemin difficile», s’est ainsi exclamé Jean Paul II devant les participants au congrès réunis dans la salle Paul VI, alors que l’audience était retransmise en direct sur la chaîne de télévision italienne Rai Uno.
«L’Eglise est aux côté des hommes de science et encourage tout ceux qui s’emploient infatigablement à guérir et combattre cette grave maladie», a poursuivi le pape en précisant que «conscient que chaque malade est «un chemin particulier pour l’accueil de la parole, l’Eglise se penche avec amour sur chaque frère et soeur touché par le mal». Jean Paul II a conclu sur le sujet en invitant l’opinion publique à «prendre conscience des causes et des conséquences de cette grave maladie».
Le volontariat, pour un «besoin de supplément d’âme»
Le pape s’est ensuite tourné vers les nombreux volontaires présents dans la salle pour rendre hommage à leur engagement. «Dans notre société moderne et particulièrement avancée, a-t-il ainsi souligné, qui prévoit des institutions spécifiques pour subvenir aux exigences des pauvres et des souffrants, le besoin d’un supplément d’âme fondant son espérance pleinement respectueuse de la dignité de tout être humain, sur l’expérience amère de la souffrance et de la précarité est criant.»
Jean Paul II a enfin mis en valeur l’importance du volontariat pour le dialogue entre les hommes en demandant aux bénévoles de considérer «cette activité comme providentielle pour mettre en oeuvre le dialogue et la collaboration interreligieuse et interculturelle. La défense et la promotion de la vie ne sont, en fait, le monopole de personne. Elles constituent plutôt un devoir qui est confié à tous».
«Ensemble, a-t-il conclu, il est plus facile de combattre les graves formes d’injustices et de misères qui offensent la dignité de l’homme ; ensemble, il est possible d’offrir une contribution décisive à la croissance de la société civile».
Encadré
Intervention du secrétaire d’Etat du Saint-Siège au congrès le 30 novembre
Ouvrant le congrès sur «le volontaire catholique dans le monde de la santé», le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Angelo Sodano, a affirmé dans son discours que «le monde dans lequel nous vivons semble plutôt inspiré par des critères de succès économique ou d’efficacité productive que des valeurs liées au respect de la dignité et de la vie humaine». Pour lui, «les volontaires catholiques dans le monde de la santé sont engagés dans une bataille qui concerne la conception même de la vie».
Le cardinal Sodano a alors pris l’exemple «des zones les plus pauvres du monde occidental et des pays en voie de développement, où la situation sanitaire est tellement complexe que, sans l’aide des organisations humanitaires, le mal existant aurait des effets bien plus graves. On peut dire la même chose, a-t-il ajouté, de l’assistance aux toxico-dépendants, aux malades mentaux, aux personnes âgées ou aux malades en phase terminale».
Pour lui, «la vision catholique de la santé dépasse le simple bien être physique pour rejoindre aussi l’équilibre psychique, la satisfaction des exigences spirituelles et religieuses et l’ouverture à un salut transcendant sur lequel il est possible de fonder une raison de vivre, ou d’accepter la fin naturelle de la vie terrestre». (apic/imed/bb)



