Sectes, globalisation et terrorisme: des défis à relever
Rome: Message du pape au Conseil post-synodal de l’Assemblée spéciale de l’Amérique
Rome, 5 novembre 2004 (Apic) Jean Paul II a reçu en audience le 5 novembre les participants à la 9e réunion du Conseil post-synodal de l’Assemblée spéciale de l’Amérique. Il a désigné les sectes, la globalisation et le terrorisme international comme les principaux défis à relever.
«Il reste encore beaucoup à faire pour consolider l’identité chrétienne du continent», a déclaré le pape aux huit évêques d’Amérique du Sud et du Nord et des Antilles accompagnés de l’archevêque Nikola Eterovic, secrétaire général du Synode des évêques. Ils étaient réunis à Rome cinq ans après la publication de l’exhortation apostolique Ecclesia in America (1999), et sept ans après le Synode de l’Amérique (1997).
Le souverain pontife a ainsi relevé les défis lancés à l’Eglise américaine par «les sectes», les «conséquences négatives de la globalisation» et «la culture de la mort», dont relèvent notamment «la course aux armements et l’exécrable recours à la violence liée à la guérilla et au terrorisme international».
Le pape a aussi abordé pêle-mêle les questions que posent «la croissance urbaine avec son inévitable déracinement culturel» et «le commerce et la consommation de drogue» à l’Eglise catholique américaine. Il a également montré du doigt «les idéologies modernes qui considèrent comme dépassé le concept de la famille fondée sur le mariage», et enfin l’accroissement des écarts sociaux entre riches et pauvres, la «violation des droits de l’homme», les mouvements migratoires et «le problème complexe du déficit extérieur» de nombreux pays sud américains.
Stimuler le dialogue oecuménique
Par ailleurs, le pape a demandé aux évêques de «stimuler le dialogue oecuménique». Si, «dans les faits, le catholicisme prédomine en Amérique latine, dans les autres pays, la présence d’autres confessions chrétiennes est plus consistante», a-t-il souligné, notant la grande diversité «politique», «économique» et «sociale» des Amériques.
Enfin, Jean Paul II a souligné certains points forts de l’Eglise du continent américain lui permettant de relever tous ces défis. En premier lieu, «la piété populaire convenablement orientée, purifiée et enrichie par la doctrine catholique». Pour le pape, elle pourra constituer «un instrument utile pour aider les croyants à affronter de façon adéquate le défi de la sécularisation». En second lieu, «la sensibilité sociale de l’Eglise du continent américain, particulièrement envers les pauvres, et qui se manifeste dans une profonde solidarité entre les personnes et les peuples» est un autre atout, a conclu le pape. (apic/imedia/hy/bb)




