Le patriarche d’Antioche des Maronites salue le ’pape de la paix’
Rome: Messe de rite oriental en mémoire de Jean Paul II
Rome, 15 avril 2005 (Apic) Le patriarche d’Antioche des Maronites a salué le ’pape de la paix’ dans son homélie pour la 7e messe des novemdiales célébrée dans la basilique Saint-Pierre, le 14 avril à 17h. C’est le cardinal libanais Pierre Nasrallah Sfeir qui a présidé cette célébration en rite oriental.
Les cardinaux Lubomyr Husar, archevêque majeur de Lviv et chef de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine et Ignace Moussa Daoud, préfet de la congrégation pour les Eglises orientales, et patriarche émérite d’Antioche des Syriens catholiques ont concélébré cette aux côtés du prélat maronite.
Après avoir remercié le collège des cardinaux de pouvoir célébrer la messe en rite oriental, le patriarche libanais a souligné les nombreuses initiatives du pape en faveur des Eglises orientales et ses «courageuses, très courageuses prises de position», en Arabie Saoudite notamment. Coiffé d’une mitre ornée de pierres précieuses, un gros crucifix d’argent à la main, le cardinal Sfeir a salué les «voyages entrepris par Jean Paul II pour s’ouvrir à tous ses frères», notamment au Liban, en Syrie, en Inde, en Israel, «montrant le poids des préoccupations» de Jean-Paul II. Il a salué le courage du «pape de la paix». Il a aussi souhaité que le Seigneur donne à Jean Paul II «la paix des justes», et a souligné «la sainteté dont il jouit déjà au ciel».
En arabe et syro-araméen
La messe a été accompagnée par les choeurs des Collèges pontificaux roumain et ukrainien, dirigés par une religieuse maronite, ainsi que par un orchestre où dominaient violon et triangle. De nombreux fidèles de rites orientaux ont participé à la messe, célébrée en deux langues, arabe et syro- araméenne, la plus proche de celle du Christ. Celle-ci constitue encore aujourd’hui la langue liturgique par excellence des Eglises orientales. Les célébrants et concélébrants étaient vêtus d’habits liturgiques aux couleurs chatoyantes.
Tout au long de la messe, un cérémoniaire s’est chargé d’expliquer en italien les différentes étapes de la liturgie qui se nourrit «de la spiritualité et des prières des premiers pères orientaux».
Parmi les Eglises orientales rattachées à Rome, on compte l’Eglise chaldéenne, l’Eglise syro-malabar, l’Eglise arménienne catholique, l’Eglise syriaque catholique, l’Eglise syro-malankar catholique, l’Eglise copte catholique et l’Eglise éthiopienne catholique, ainsi que l’Eglise maronite et de l’Eglise melkite catholique. Ces Eglises orientales conservent une liturgie distincte du rite latin de l’Eglise catholique romaine, mais reconnaissent la primauté du pape. (apic/imedia/ms/bb)



