Rome: Messe pour le 40e anniversaire de la clôture du concile Vatican II
«Seul l’homme qui se livre totalement à Dieu est libre»
Rome, 8 décembre 2005 (Apic) Benoît XVI a lancé à la fin de son homélie de la messe pour le 40e anniversaire de la fin du Concile Vatican II, le 8 décembre: «Seul l’homme qui se livre totalement à Dieu est libre».
Dans la basilique Saint-Pierre, le 8 décembre 2005, jour de la fête de l’Immaculée conception, lors de son homélie de la messe pour le 40e anniversaire de la fin du Concile Vatican II, Benoît XVI a particulièrement insisté sur le fait que seul l’homme qui se livre pleinement à Dieu est libre. Il a lancé : «Ayez le courage de prendre des risques avec la foi, le courage de prendre des risques avec la bonté, le courage de prendre des risques avec le coeur pur !». «Dieu n’a pas échoué», a-t-il fermement rappelé. Des paroles applaudies par les fidèles. Dans une basilique comble, entouré de 40 cardinaux, de 80 archevêques et évêques vêtus de chasubles blanches et des 6 membres de la délégation du Conseil méthodiste mondial, le pape s’est centré sur le péché originel et la chute d’Adam chassé du Paradis, dont nous portons tous «une goutte en nous».
Il a fait le portrait de l’homme qui ne se «fie pas à Dieu», suspectant Dieu de «lui enlever quelque chose de sa vie». Dieu serait ainsi un concurrent qui «limite notre liberté». Cet homme là, a-t-il regretté, veut «prendre en main de façon autonome sa propre vie». Or, a-t-il poursuivi, «la liberté d’un être humain est la liberté d’être limité». «C’est seulement en vivant de façon juste, l’un avec l’autre et l’un pour l’autre, que la liberté peut se développer». «Si nous vivons contre l’amour et contre la vie – contre Dieu -, alors nous nous détruisons mutuellement et nous détruisons le monde», a conclu le pape.
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Rappelant alors la figure de Méphistophélès (personnage de la légende de Faust, incarnation du diable, ndlr), le pape a souligné que l’homme pense que «le mal, au fond, est bon». Mais en regardant le monde, «nous pouvons voir qu’il n’en est pas ainsi». «Le mal avilit toujours». Le pape a alors souligné que «l’homme qui s’abandonne totalement entre les mains de Dieu ne devient pas sa marionnette», il «ne perd pas sa liberté».
Auparavant, Benoît XVI avait rappelé la figure centrale de la Vierge dans la doctrine du concile Vatican II et dans la vie de l’Eglise. Elle est «mère de toute l’Eglise» et en elle, le fidèle rencontre «l’essence de l’Eglise». Puis le pape a prié pour «poursuivre le chemin de renouvellement évangélique souhaité par le Concile Vatican II», avant de concélébrer la messe avec le doyen et le vice-doyen du collège cardinalice, respectivement le cardinal Angelo Sodano et le cardinal français Roger Etchegaray.
Le jeune théologien progressiste Joseph Ratzinger faisait partie des participants au Concile. 40 ans plus tard, il a accordé l’indulgence plénière aux catholiques qui ont pris part au Jubilé de la clôture du Concile Vatican II, le 8 décembre 2005, pour la fête de l’Immaculée conception (apic/imedia/vb)




