Le Vatican ne rouvrira pas l’enquête

Rome: Meurtre d’Alois Estermann, commandant de la Garde suisse

Rome, 17 mai 2002 (APIC) Le Vatican ne rouvrira pas l’enquête sur le meurtre en 1998 du commandant de la Garde suisse Alois Estermann et de sa femme. Les avocats français Jacques Vergès et Luc Brossollet en avaient fait la demande le 11 avril.

«Le dossier est clos», a déclaré Mgr Francesco Bruno, président de la Cour d’appel du Vatican. «Il n’y a aucun nouvel élément pour justifier une réouverture de l’enquête», a-t-il ajouté. Les deux avocats avaient déposé une requête en ce sens à la demande de la famille de Cédric Tornay.

Selon la version officielle, le jeune garde suisse, alors âgé de 23 ans, s’est suicidé après avoir tué son commandant Alois Estermann ainsi que sa femme. Cédric Tornay aurait agi dans un «accès de folie», une version qui a toujours été contestée par la mère du jeune homme, qui accuse le Vatican de vouloir étouffer l’affaire.

L’enquête a pourtant exclu la présence d’une quatrième personne sur la scène du double meurtre. «Je sais que les deux avocats ont demandé à examiner le cas, mais comment pouvons-nous donner une autorisation pour un dossier qui n’existe pas? S’ils veulent rouvrir l’enquête, ils doivent être en mesure de fournir de nouveaux éléments de preuve,» a conclu Mgr Bruno. (apic/ag/pr)

17 mai 2002 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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