Mariage hérétique de l’archevêque de Lusaka

Rome: Mgr Emmanuel Milingo pourrait être excommunié par le Saint-Siège

Rome, 28 mai 2001 (APIC) L’archevêque émérite de Lusaka, Mgr Emmanuel Milingo, s’est mis au ban de l’Eglise catholique en participant à une cérémonie de la secte. S’il adhère à la secte par son mariage avec l’une de ses membres, le prélat sera en outre taxé d’hérétique par le Saint-Siège.

C’est ce qu’a annoncé le porte-parole du Saint-Siège, Joaquin Navarro-Valls, lundi 28 mai à Rome. Mgr Milingo âgé de 71 ans s’est marié avec une Coréenne appartenant à la secte, dimanche 27 mai à New York. Ce n’est pas son union, valide ou non du point de vue civile, qui lui vaudra une excommunication mais bel et bien sa participation au rite public de mariage de la secte Moon. «Mgr Milingo s’est mis de fait hors de l’Eglise catholique», a déclaré Joachin Navarro-Valls, soulignant que le Saint-Siège a appris la démarche new-yorkaise de l’archevêque avec un vif regret».

Le porte-parole de Jean Paul II a ajouté que Mgr Milingo avait «gravement porté atteinte à la communion des évêques avec l’Eglise». «L’archevêque émérite de Lusaka ne peut plus être considéré comme évêque de l’Eglise catholique», a affirmé Navarro-Valls, invitant les fidèles «à tirer les conséquences du comportement du prélat et de ses actions».

Deux peines prochainement prononcées contre le prélat zambien

S’il est prouvé que Mgr Milingo adhère à la secte Moon, il devient ainsi «hérétique». Il commet en outre un acte d’apostasie, car le mouvement religieux auquel il adhère est contraire à la foi catholique. Selon le canon 1364 du code de droit canonique de l’Eglise catholique, Mgr Milingo encoure une excommunication «latae sententiae».

Deux peines devraient être prochainement prononcées par le Saint-Siège: l’excommunication d’abord, qui découle de la rupture de l’unité avec le pape, puis, selon le canon 1394, le renvoi de l’état clérical «si après avoir reçu une monition, l’évêque ne se repent pas et persiste à faire scandale, il peut être puni de privations de plus en plus graves et même du renvoi de l’état clérical». Ces sanctions canoniques «déjà prévues» devront prochainement être communiquées à l’évêque et rendues publiques par la suite. (apic/imed/mjp)

28 mai 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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