Rome: Mgr Sgreccia dénonce le commerce d’enfants dans l’Asie ravagée par le tsunami
Le «commerce» de vies humaines
Rome, 4 janvier 2005 (Apic) Mgr Elio Sgreccia, nouveau président de l’Académie pontificale pour la vie, a dénoncé mardi «le commerce des vies humaines» en Asie du sud-est, sur les ondes de Radio Vatican.
Selon lui, des orphelins sont devenus un «objet de convoitise», pour certaines personnes qui tentent de se faire passer pour des parents, afin de toucher des primes du gouvernement. D’autres seraient carrément pris «en otage», alors tout porte à croire qu’ils ont disparu emporté par la vague. Par ailleurs, en occident, des initiatives d’adoption à distance se mettent en place.
«Ce commerce des vies humaines, qui malheureusement existait déjà avant la tragédie et qui pourrait continuer aussi avec des modes d’adoption illicites, est un fait qui doit cesser dans le monde», a déclaré l’évêque italien, nommé président de l’Académie pontificale pour la vie par Jean Paul II, le 3 janvier. «Notre civilisation doit faire disparaître cette honte», a-t-il ajouté.
Depuis le tsunami – la vague meurtrière -, les orphelins d’Asie du sud-est sont devenus la proie de «preneurs d’otages». Quelques jeunes européens soupçonnés d’avoir été enlevés sont également portés disparus, comme le Danois Oliver Persson, âgé de trois ans, dont on n’a plus de nouvelles depuis le 27 décembre 2004. Trois hommes non identifiés l’auraient enlevé de l’hôpital Takua Pa, en Thaïlande.
«Je n’ai pas de nouvelles directes de commerces de vies humaines et d’adoptions illégales», a pour sa part déclaré mardi à «Asianews» le nonce apostolique en Indonésie, Mgr Albert Malcom Ranjith, mais je sais que le gouvernement est en train de s’occuper de la question, et a à coeur les souffrances de milliers d’enfants», que l’on peut définir de «tragédie dans la tragédie».
Mgr Ranjith a toutefois précisé que le gouvernement a élaboré un projet permettant «de trouver une maison» aux enfants, et de «s’occuper» d’eux. «D’autres seront déplacés dans des zones relativement plus tranquilles pour les aider à sortir du traumatisme, parce qu’en changeant d’endroit le parcours de récupération et la tentative de recommencer une nouvelle vie est plus facile». Ensuite, assure-t-il, ils pourront peut-être rentrer.
On occident aussi, les initiatives d’adoption à distance, soumises à des critères précis, se multiplient. (apic/imedia/ar/pr)




