Rome: Nomination du nouveau délégué du Saint-Siège près la Ligue des Etats arabes
Rome, 10 décembre 2000 (APIC) Le pape Jean Paul II a nommé un nouveau délégué du Saint-Siège près la Ligue des Etats arabes, en la personne de Mgr Paolo Giglio, nonce apostolique en Egypte. Cette nomination intervient au moment où il se prépare à son voyage en Egypte:
La ligue arabe regroupe 24 pays membres. C’est une alliance à la fois politique économque et militaire qui a été instituée au Caire – où elle siège – , en 1945, en vue de promouvoir la coopération et la consultation entre pays arabes et sur la scène internationale.
Parmi les membres figurent l’Egypte, l’Arabie Saoudite, la Syrie, la Jordanie, l’Irak, le Liban, le Yémen, la Libye, le Soudan, le Maroc, la Tunisie, le Koweit, l’Algérie, le Qatar, le Bahrein, l’Oman, les Emirats Arabes Unis, la Mauritanie, la Somalie, Djibouti et les Comores, ainsi que l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP). En tout, quelque 300 millions d’habitants, du Golfe à l’Océan.
Le principal organe de la ligue est son conseil, dont les décisions ne sont contraignantes que pour les Etats membres. Elle dispose également d’un conseil de défense commune, d’une commission militaire permanente et d’un conseil économique. (pic/zn/pr)
Genève: Intervention de K. Raiser à la Conférence internationale des aumôniers militaires
Intervention militaire à des fins humanitaires: non à sa légitimation
Genève, 10 février 2000 (APIC) Konrad Raiser, secrétaire général du COE, a dénoncé la légitimation généralisée de l’intervention militaire à des fins humanitaires. Ce type d’intervention doit «demeurer une exception, inscrite dans le cadre de règles et de critères de droit international clairs et contraignants» a déclaré K. Raiser devant les participants à la 11e Conférence annuelle internationale des chefs des aumôniers militaires, réunie à Genève du 7 au 11 février 2000.
«Le débat politique et éthique s’est concentré essentiellement sur la question de la légitimité de l’intervention humanitaire armée» a déploré le pasteur Raiser. «Il s’ensuit que les autres formes d’intervention destinées à défendre les droits de la personne sans recours aux armes ont reçu une attention insuffisante». Pour limiter le nombre des cas où «l’intervention armée semble impérative», il faut, a soutenu le secrétaire général du COE, élargir l’éventail des instruments à notre disposition.
Konra Raiser a encore souligné le «déséquilibre frappant» entre les moyens investis dans l’intervention de l’OTAN au Kosovo et la difficulté à réunir les ressources humaines et financières nécessaires au rétablissement de l’ordre social une fois les opérations militaires achevées. (apic/com/pr)



