Le pape la reconnaît
Rome: Nomination du patriarche Ignace Pierre VIII à la tête de l’Eglise syro-catholique
Rome, 26 février 2001 (APIC) Le pape Jean Paul II a reconnu, dans une lettre envoyée le 20 février 200, publiée le 26 février, la nomination du patriarche d’Antioche des Syro-catholiques, Ignace Pierre VIII, en lui concédant la communion ecclésiastique.
Ignace Pierre VIII avait été élu par le synode des évêques de l’Eglise syro-catholique le 16 février 2001, succédant ainsi au patriarche Ignace Moussa I Daoud qui a quitté son poste après avoir été nommé par Jean Paul II comme préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales. Les patriarches de l’Eglise syrienne prennent toujours le nom de Ignace, en plus du nom qu’ils choisissent.
Ignace Pierre VIII est né en Syrie le 28 juin 1930. Ordonné prêtre pour l’Eglise syrienne en 1954, il a été envoyé au Liban, puis à Bethléem, en Terre Sainte, où il s’est particulièrement occupé des prisonniers, durant les guerres de 1967 et de 1973. Elu évêque du synode des évêques syriens en 1996, il est resté à Jérusalem comme exarque du patriarcat de Jérusalem.
L’Eglise syrienne orientale s’est séparée de l’Eglise catholique lors du Concile de Séleucie-Ctesiphon en 410 après JC, en adoptant la doctrine du nestorianisme, selon laquelle le Christ-homme et le Christ-Dieu étaient deux personnes distinctes. En 1782, le patriarche de l’Eglise syrienne orthodoxe Michel Jarwey d’Alep (Syrie) s’est déclaré catholique. Il a ainsi donné naissance à une succession interrompue de patriarches catholiques. Le siège du patriarche, d’abord installé à Alep, a été déplacé à Beyrouth en 1920.
Les Syro-catholiques sont aujourd’hui environ 80’000. Ils sont surtout présents en Syrie, au Liban et en Irak, mais aussi en France et aux Etats-Unis, avec quelque 5’000 fidèles. Si leur langue commune est généralement l’arabe, certains parlent encore l’araméen dans quelques villages de Syrie et du nord de l’Irak. (apic/imed/pr)




