Rome. Non à l’euthanasie, mais oui à l’allégement des souffrances

Rome, 30 janvier 2001 (APIC) L’utilisation de médicaments dans le but de soulager la douleur n’est pas interdite par l’Eglise. C’est ce qu’affirme le cardinal Dionigi Tettamanzi, archevêque de Gênes, dans un dialogue avec un philosophe laïc italien, Flores D’Arcais sur le thème de l’euthanasie, et repris dans la revue «MicroMega», qui doit être publiée ces jours-ci en Italie.

Ce débat est intervenu alors que le Sénat italien vient d’adopter une loi sur «la thérapie de la douleur», autorisant l’utilisation de produits «contre» la douleur pour les malades en phase terminale.

Pour le cardinal Tettamanzi, dans un cas de grande souffrance, même si le «non» à l’euthanasie doit être «absolu», il faut assister le patient en soulageant la douleur de manière «efficace» avec les médicaments ­ comme la morphine – mis à disposition par la médecine.

Le cardinal met cependant en garde contre la «confusion» à laquelle peut conduire l’utilisation abusive de ces «analgésiques» qui peuvent «amener à supprimer la vie». Il faut, précise l’archevêque de Gênes, pour qu’il ne s’agisse pas d’euthanasie, que l’intention ne soit pas de provoquer la mort du patient.

Le cardinal Camillo Ruini, président de la conférence épiscopale italienne avait également réagi à l’annonce de la légalisation de produits analgésiques, le 27 janvier lors d’une rencontre à l’Université pontificale du Latran. Il avait considéré cette loi comme une «solution très humaine» qui répond à «l’alternative inhumaine de la suppression de la vie». (apic/imed/bb)

30 janvier 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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