Troisième publication
Rome: Nouvelle édition latine du missel romain
Vatican, 15 septembre 2000 (APIC) Mgr Francesco Pio Tamburrino, secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements a annoncé à l’agence de presse I.Media que la nouvelle édition latine du missel romain sera publiée avant Noël. Déjà approuvé par le pape le 11 janvier 2000, ce nouveau missel est la troisième «édition typique» de celui qui a été publié après le Concile Vatican II, les deux premières datant de 1969 et 1975.
«Après 25 ans, une révision était nécessaire pour permettre quelques adaptations opportunes, souligne Mgr Tamburrino, et pour que l’on puisse introduire dans les oraisons quotidiennes ce qui a été approfondi par l’Eglise pendant cette période».
Cette troisième édition du missel contient en particulier de nouvelles «oraisons» pour les fêtes des saints. Près de 300 nouveaux saints, qui ont été proclamés depuis 25 ans et insérés dans le calendrier universel de l’Eglise, y ont désormais leur place. «On trouve davantage de martyrs du monde entier dans ce missel, fait remarquer Mgr Tamburrino, en particulier de Chine, du Japon, de Corée, du Mexique ou d’Afrique. Et on y a mis également les trois nouvelles patronnes de l’Europe, sainte Edith Stein, sainte Brigitte de Suède et sainte Catherine de Sienne».
Des nouveautés apparaissent
Côté nouveautés, le nouveau missel contient des prières pour la réconciliation, les célébrations spécialement destinées aux enfants, et d’autres encore pour les fêtes de la Vierge. «Beaucoup de ces prières sont issues de textes théologiques anciens, indique Mgr Tamburrino. On touche ici du doigt un rôle important de notre Congrégation, qui est de travailler à l’unité des chrétiens en revenant aux sources de la liturgie, au patrimoine de l’Eglise tel qu’il était avant que n’apparaissent les divisions».
Pour Mgr Tamburrino, la nouveauté la plus importante dans l’introduction du nouveau missel est son chapitre 9, qui présente les possibilités d’adaptations liturgiques, à l’intention des évêques et des conférences épiscopales de différents pays. «Ce chapitre n’existait pas dans les précédentes éditions, fait-il remarquer. Il n’y avait en effet que de petites marges d’adaptation de la liturgie aux différentes cultures, alors qu’elles sont beaucoup plus larges dans cette nouvelle édition, surtout pour les pays d’Asie et d’Afrique». L’introduction précise dans quelle mesure des éléments culturels propres à certains pays peuvent être introduits dans la liturgie. Elle présente également de nouvelles dispositions concernant la communion sous les deux espèces – pain et vin -, qui sera désormais possible plus largement, selon les indications des évêques. Enfin, elle rappelle que le chant grégorien reste le chant privilégié de l’Eglise catholique. (apic/imed/fm)



