Le cardinal Arinze méfiant, Mgr Marini plus ouvert
Rome: Opinions divergentes au Vatican sur l’inculturation de la liturgie
Rome, 16 octobre 2003 (Apic) La liturgie catholique doit-elle s’adapter aux cultures locales? La question est loin de faire l’unanimité au Vatican. A quelques jours d’intervalle, le cardinal Francis Arinze, préfet de la Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, et l’archevêque Piero Marini, maître des célébrations liturgiques pontificales, ont chacun défendu des positions opposées.
Le 8 octobre à San Antonio, aux Etats-Unis, le cardinal Arinze a tiré à boulets rouges sur la «créativité incontrôlée» et «l’imagination trop fertile», qui ne correspondent pas avec la «véritable inculturation». Le prélat a rappelé que l’inculturation n’est nullement un encouragement à pratiquer «des célébrations liturgiques non autorisées».
Dans une interview du 15 octobre au «Corriere della Sera», Mgr Marini a au contraire plaider en faveur de l’accommodation «de légitimes éléments culturels» dans la liturgie. Il a ainsi répondu à de nombreuses critiques lui reprochant d’avoir favorisé ces dernières années des liturgies pontificales «trop étrangères».
Danses indienne et africaine au Vatican
Le 5 octobre, lors de la messe de canonisation de trois missionnaires, une danse africaine a accompagné l’offertoire et une danse indienne la consécration. Un spectacle quelque peu inhabituel au Vatican, qui n’a pas manqué de susciter la critique. Mgr Marini y a répondu en soulignant que si «il n’est pas pertinent d’introduire la danse dans les paroisses italiennes, elle a par contre sa place dans les célébrations missionnaires». (apic/cns/sh)



