Tournés vers les plus pauvres

Rome: Ouverture du 34e Chapitre général des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée

Rome, 31 août 2004 (Apic) Le 30 août s’est ouvert le 34e Chapitre général des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée (OMI). 97 oblats sont venus du monde entier. Parmi les défis les plus urgents de la Congrégation: évangélisation dans un monde sécularisé, dialogue interreligieux, défense des pauvres, évangélisation dans les anciens pays communistes.

Lundi 30 août s’est ouvert le 34e Chapitre général des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Cette rencontre a pour thème «Témoins de l’espérance : un appel, notre mission». Ce Chapitre général, qui durera quatre semaines, se tient à Rome dans la maison des Frères des Ecoles chrétiennes. Y participent 97 Oblats provenant d’Europe , d’Amérique du Nord, d’Afrique, d’Asie et Océanie, d’Amérique latine. L’âge moyen des capitulaires est de 55 ans. Les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée sont actuellement au nombre de 4.500 et ils sont présents dans 70 pays.

Au menu des principaux thèmes du Chapitre général : le changement démographique de la Congrégation, formation et aspect international, élection du supérieur général et de l’administration générale. Le 21 septembre, sera présent au Chapitre le Cardinal Francis George, OMI, Archevêque de Chicago (USA) depuis 1997.

Deux missionnaires assassinés aux Philippines

Dans une interview publiée sur Omiworld, le site de la Congrégation, le supérieur général, le Père Steckling, qui arrive au terme de son mandat de six ans, souligne que «l’évangélisation du monde sécularisé est l’un des principaux défis missionnaires». La deuxième priorité étant celle du dialogue interreligieux qui, «dans certains pays se déroule de façon sereine, mais qui dans nombre d’autres nations doit faire face au problème du fondamentalisme». Le Père Steckling rappelle à ce propos qu’au cours des sept dernières années, deux missionnaires OMI qui travaillaient auprès des musulmans des Philippines ont été assassinés.

Parmi les nouveaux défis de leur action missionnaire, les OMI oeuvrent dans le domaine de la réconciliation nationale et de la cicatrisation des blessures du passé, comme au Sri Lanka, aux Philippines et au Guatemala. Ils se préoccupent en outre de l’extension de la pauvreté en Amérique latine et en Afrique.

Les Oblats ont été récemment reconnus comme Organisation non gouvernementale (ONG) par les Nations Unies. Le dernier défi cité par le supérieur général de la Congrégation est celui de la présence de ses missionnaires dans les pays communistes ou ex-communistes (Roumanie, Ukraine, Biélorussie, Laos, Vietnam…) : «Il y a beaucoup de travail missionnaire à faire, surtout de première évangélisation, et nous trouvons une grande ouverture dans la population», conclut le Père Steckling. (apic/fides/vb)

31 août 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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