L’Eglise face à la non-croyance et à l’indifférence religieuse

Rome: Plénière du Conseil pontifical pour la culture du 11 au 13 mars 2004

Rome, 4 mars 2004 (Apic) l’Assemblée plénière du Conseil pontifical pour la culture se tiendra du 11 au 13 mars 2004 au Palais Saint Calixte du Vatican, en présence d’archevêques et de cardinaux venus du monde entier. Le thème en sera: «L’Eglise devant le défi de la non-croyance et de l’indifférence religieuse à l’aube du IIIè millénaire».

Selon un communiqué du Conseil pontifical pour la culture, daté du 3 mars 2004, l’Assemblée plénière se tiendra du 11 au 13 mars 2004 au Palais Saint Calixte du Vatican, en présence d’archevêques et de cardinaux venus de toutes les régions du monde. L’assemblée se penchera particulièrement sur le thème de la non-croyance et de l’indifférence religieuse.

Le Conseil pontifical pour la culture a pris la suite du Secrétariat des non-croyants, créé par Paul VI en 1965. Aujourd’hui, les problématiques auxquelles le nouveau dicastère est confronté sont différentes.

Il y a quarante ans, les non-croyants – notamment les communistes – étaient faciles à identifier, tandis qu’aujourd’hui, la non-croyance est très diffuse, même si le nombre d’athées a diminué, a expliqué Melchor Sanchez de Toca Alameda, membre du Conseil pontifical de la culture, à l’Apic, le 4 mars 2004. Pour lui, si la non-croyance dans le monde n’augmente pas, ce phénomène touche surtout les hommes et les femmes actifs à hauts revenus économiques, dans la société urbaine. Un phénomène typique de l’Europe occidentale.

Qui sont ces non-croyants ? Sont-ils des individus isolés, ou font-ils partie de groupes de non-croyants ? Que disent-ils ? Et que peut-on leur dire ? Autant d’interrogations auxquelles le Conseil, dont la mission est d’aider à la pastorale de l’Eglise, cherche à répondre.

Le but de cette rencontre entre les membres du Conseil pontifical pour la culture et les archevêques et cardinaux venus des quatre coins du monde est donc d’offrir, selon Melchor Sanchez de Toca Alameda, des réponses concrètes et pas seulement une étude théorique.

Partant de leurs expériences diocésaines, les participants au congrès chercheront à savoir ce qu’ils doivent faire pour s’adresser aux non- croyants. Ils essaieront aussi d’aider les croyants, aumôniers d’hôpitaux, mères de famille ou encore professeurs de catéchisme, évoluant dans un univers de non-croyants.

Un document de travail rassemble déjà les réponses venues du monde entier au questionnaire portant sur la non-croyance. Articulé en trois parties selon la logique du «voir, juger, agir», ce guide, s’appuyant sur des statistiques, donne d’abord une vision du monde, avant d’aborder les raisons de l’indifférence religieuse, et se termine par des propositions d’action.

La dernière partie est surtout articulée autour de questions portant sur la présence de l’Eglise dans la société, la voie de l’art et de la beauté, les centres culturels catholiques, la voie de la charité, et sur la nouvelle anthropologie. Les membres du congrès s’efforceront d’y donner des réponses, qui seront rassemblées dans un communiqué final, avant de faire l’objet d’un document pastoral destiné à l’Eglise dans son ensemble.

A l’issue de ce séminaire, les membres du Conseil pontifical pour la culture devraient être reçus par Jean-Paul II. (apic/imedia/vb)

4 mars 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!