Le plaidoyer de Sœur Rita Burley

Rome: Pour le droit de vote des femmes dans les Synodes des évêques

Rome, 8 juillet 1999 (APIC) Soeur Rita Burley, de Grande Bretagne, présidente de l’Union internationale des supérieures des Ordres religieux féminins, suggère que le droit de vote soit accordé aux femmes dans les Synodes des évêques de l’Eglise catholique.

Interrogée mercredi par l’agence APIC, elle estime que les femmes et aussi les religieuses sont plus qu’autrefois entendues dans les délibérations et les décisions que l’on prend dans l’Eglise catholique. A travers une meilleure formation nous avons acquis désormais une compétence que nous désirons offrir comme un service à l’Eglise.

«Mais, fait remarquer la supérieure Burley, lors des Synodes des évêques, qui est le plus haut organe de consultation dans l’Eglise catholique après le concile, ce sont seulement des ministres hommes ordonnés qui ont le droit de vote. Cette règle pourrait peut-être changer un jour». Certes les supérieures générales des Ordres ou des Congrégations religieuses peuvent depuis longtemps intervenir et dire leur avis dans les synodes, mais sans droit de vote.

Pour Rita Burley, supérieure des «Servantes du Sacré Cœur de Jésus», une communauté de religieuses est «autre chose qu’une organisation non-gouvernementale qui se donne aussi occasionnellement à la prière. Elle ne doit pas être confinée au ’seul amour du prochain et à des actes de solidarité’. Le centre de notre vocation c’est d’abord de suivre le Christ», affirme-t-elle avec force.

Rita Burley, chimiste de formation, est présidente de l’Union internationale des supérieures d’Ordres religieux féminins depuis mai 1998. Sa fonction dure trois ans, mais elle peut être réélue pour la même période. (apic/cic/wm/ba)

8 juillet 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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