La libéralisation du marché de l’eau provoquerait des vagues
Rome: Pour les soeurs de Don Bosco, l’eau n’est pas un bien de consommation
Rome, 14 mars 2003 (Apic) A la veille du Forum alternatif de Florence, la Mère générale des Salésiennes de Don Bosco dénonce toute privatisation du marché de l’eau. «Pas de ’célébration’ du marché pour une ressource qui déclencherait de nouvelles vagues de conflits d’intérêts et de guerres au cas où elle était vraiment mise à la disposition de quelques-uns, lance Soeur Antonia Colombo.
La Supérieure générale des Salésiennes, appelées également «Filles de Marie- Auxiliatrice» souligne que la Congrégation s’efforce de réfléchir à la question de l’eau. En lien avec la proclamation de 2003 comme Année Internationale de l’Eau par les Nations Unies, du 17 au 23 mars, le Troisième Forum Mondial de l’Eau se tiendra à Kyoto, au Japon, alors que les 21 et 22, à Florence, en Italie, il y aura le «Forum alternatif».
Les Filles de Marie-Auxiliatrice, craignent que le rendez-vous de Kyoto soit «la confirmation de la tendance qui prend pour modèle la privatisation des services relatifs à l’eau». Cela signifierait encore une fois, estime Soeur Antonia Colombo, «la célébration de la prééminence du marché, de l’investissement privé et de la proclamation de l’eau comme ’l’or bleu’ destiné à être la cause principale de nouvelles vagues de conflits d’intérêt et de guerres futures».
«La conséquence, selon elle, en est la chosification de l’eau, réduite à un bien de consommation, ainsi que la croissance de la pauvreté des nations déjà pauvres, contraintes à payer toujours plus cher ce bien, ou à y renoncer vu l’impossibilité de l’acheter. Et puisque l’eau est un bien vital, cela voudra dire que la vie dans les prochaines années ne sera plus garantie qu’à une partie de l’humanité».
A Florence, en revanche, estime la Supérieure générale des Filles de Marie- Auxiliatrice, on fait la proposition d’une «politique de l’eau comme bien commun, fondée sur le droit à la vie pour tout le monde». Une proposition, fait remarquer soeur Colombo, qui «mérite non seulement d’être accueillie par nous, en tant que citoyennes actives, mais qui exige que l’on entame un processus de sensibilisation au sein des communautés éducatrices et dans les lieux d’éducation formelle et non formelle de notre mission. (apic/vd/bb)



