Le pape rendra visite au président italien Carlo Azeglio Ciampi
Rome: Première visite d’Etat de Benoît XVI, vendredi
Rome, 23 juin 2005 (Apic) Le pape Benoît XVI effectuera vendredi à Rome sa première sortie «politique» hors du Vatican pour une visite d’Etat au président italien Carlo Azeglio Ciampi.
Une visite qui s’inscrit alors que la péninsule connaît une vive polémique sur la laïcité et le poids de l’Eglise catholique dans la société, surtout après le référendum invalidé sur procréation assistée, les 12 et 13 juin en Italie.
Benoît XVI, 78 ans, le pape théologien, et Carlo Ciampi, 84 ans, le sourcilleux gardien de la Constitution et de la laïcité de l’Etat italien, ami de l’ancien pape Jean Paul II, se sont déjà vus deux fois au Vatican depuis l’élection du nouveau pape, mais ces rencontres n’ont pas eu le caractère solennel que revêtira celle de vendredi au Quirinal, le siège de la présidence italienne.
Cette visite survient également trois jours après la sortie d’un recueil de textes de Benoît XVI sur l’Europe, écrits alors qu’il n’était encore que cardinal.
Suivant une consigne d’abstention lancée par le chef de l’Eglise italienne, le cardinal Camillo Ruini, proche du pape, les électeurs italiens avaient largement boudé le référendum d’initiative populaire visant à libéraliser la législation sur la procréation médicalement assistée par manipulation embryonnaire, et qui de ce fait n’a pas pu être validé faute de quorum.
Indifférence ou obéissance?
Indifférence sur un sujet extrêmement technique ne concernant qu’une minorité de citoyens, ou obéissance à l’appel à l’abstention lancé par l’épiscopat italien, avec le soutien du pape, au nom de la défense du caractère sacré de l’embryon? les avis sont partagés.
Contrairement à plusieurs ministres du gouvernement de Silvio Berlusconi et à certains leaders politiques de la coalition d’opposition de centre-gauche, le président Ciampi est allé voter, et l’a fait savoir, sans révéler cependant le contenu de son bulletin.
Après l’échec du référendum, le cardinal Ruini a salué la «maturité» des Italiens. (apic/ag/pr)



