Rome: Prévention du sida, l’Eglise catholique «ne changera jamais ses principes»
Déclaration du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé
Rome, 20 janvier 2005 (Apic) Après les déclarations controversées sur le préservatif émises par le porte-parole de l’épiscopat espagnol, le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé a tenu à rectifier le tir: «l’Eglise ne changera jamais ses principes concernant les moyens de prévention de la maladie», a déclaré à la presse le cardinal mexicain Javier Lozano Barragan.
Jeudi 20 janvier 2005, dans l’édition du quotidien italien «La Repubblica», le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé a affirmé que «L’Eglise ne change pas et ne changera jamais ses principes». Et le cardinal Lozano Barragan de relever que la position des évêques espagnols est la même que celle de toute l’Eglise: «Elle n’accepte pas non plus l’usage des préservatifs comme solution au problème du sida».
Le 18 janvier, le porte-parole de la Conférence épiscopale espagnole, le Père Juan Antonio Martinez Camino, avait reconnu au préservatif «un rôle dans la prévention intégrale et globale du sida». Des propos qui ont été retirés peu de temps après, et rectifiés par un communiqué de la Conférence épiscopale espagnole daté du 19 janvier, précisant que «la doctrine de l’Eglise n’est pas changée concernant le préservatif».
S’exprimant par ailleurs sur «la doctrine du pape», le cardinal Lozano Barragan précise qu’elle est «globale et destinée à combattre le sida avec tous les moyens pour défendre la vie».
Et le cardinal mexicain de préciser qu’il fallait vivre selon «la chasteté et ne pas forniquer», soulignant que «dans tous les cas, la vie naît du rapport sexuel et à l’intérieur du mariage».
Le préservatif pour empêcher la propagation du sida «pas acceptable»
C’est pourquoi «l’utilisation du préservatif pour empêcher la propagation du sida n’est pas acceptable», a encore rapporté le président du Conseil pontifical pour la pastorale de la santé. «Ceci n’est pas une position négative, nous le faisons pour défendre la vie».
Répondant enfin à la question de savoir si une femme qui sait son mari malade du sida a le droit de lui demander d’utiliser le préservatif, le cardinal Barragan a répondu que «c’est son droit (.) Elle peut demander à son mari de mettre un préservatif». (apic/imedia/be)



