Le président du Conseil pontifical pour la famille le condamne
Rome: Projet de loi espagnol sur le mariage homosexuel
Rome/Madrid, 4 octobre 2004 (Apic) Le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille, condamne le projet de loi sur l’autorisation du mariage homosexuel en Espagne. Ce projet de loi, qui vise à légaliser le mariage homosexuel et à autoriser l’adoption d’enfants par des couples gays ou lesbiennes, soulève une tempête au sein de l’épiscopat espagnol.
Dans un entretien accordé à Radio Vatican, le cardinal colombien relèvent: «Ils inventent une nouvelle définition du mariage, une véritable alternative à celui-ci, comprenant la possibilité d’adopter des enfants et ceci contre l’esprit de la convention onusienne de 1989 sur les enfants, qui souligne l’importance du bien être des enfants et la nécessité de préserver leurs intérêts».
Pour le prélat, ce projet de loi est une «chose bien triste, comme il est bien triste que des pays d’Europe du nord aient passé ce pas, que l’on présente comme une conquête de la modernité et de la démocratie. C’est en vérité une véritable déshumanisation».
Le cardinal estime par ailleurs que les enquêtes psychologiques menées sur des enfants élevés par des couples homosexuels ne sont pas suffisantes. «Un pédagogue ou un psychologue sait parfaitement que l’équilibre d’un enfant se construit avec un père et une mère. C’est une complémentarité essentielle pour son développement, pour sa psychologie», déclare enfin le président du Conseil pontifical en charge de la famille.
«Un virus pour la société tout entière»
Le 2 octobre, la Conférence épiscopale espagnole avait déclaré que le projet de loi présenté la veille par le gouvernement Zapatero était «un virus pour la société tout entière». Si cette loi réformant le mariage et laissant la possibilité aux couples homosexuels d’adopter des enfants était adoptée en Espagne, ce serait le second pays en Europe à passer ce pas, après les Pays-Bas.
«J’espère vivement que votre engagement personnel comme celui du gouvernement, (.) en vue de l’évolution moderne de l’Espagne (.), tiennent compte des valeurs éthiques enracinées dans la tradition religieuse et culturelle de la population» avait déclaré Jean Paul II à José Luis Rodriguez Zapatero, alors tout juste nommé Premier ministre de l’Espagne, le 21 juin 2004. Le pape avait aussi rappelé l’importance des valeurs du mariage, de la famille et de la vie dans une Espagne fortement marquée par son héritage catholique, en recevant Jorge Dezcallar de Mazarredo, nouvel ambassadeur d’Espagne près le Saint-Siège, le 18 juin. (apic/imedia/hy/pr)



