Rome: Radio Vatican accusée de «pollution électromagnétique»
La Cour de cassation la renvoie devant un tribunal
Rome, 10 avril 2003 (Apic) La Cour de cassation italienne, la plus haute juridiction du pays, a décidé mercredi de renvoyer devant le tribunal de Rome les responsables de Radio Vatican, accusée de pollution électromagnétique par un comité de citoyens. Dans un communiqué publié le 10 avril, Radio Vatican dit «prendre acte de la décision de la Cour en attendant de prendre connaissance des motivations». Elle répète «avoir toujours tenu compte des recommandations internationales» en matière de protection.
Le litige remonte à plusieurs années. En mai 2001, le ministre italien de l’Environnement d’alors, Willer Bordon, avait lancé un ultimatum à Radio Vatican au sujet de l’émission d’ondes électromagnétiques – trop élevée par rapport au taux accepté par l’Etat italien, plus restrictif que l’Union européenne en la matière.
L’émetteur de Radio Vatican sur le site de Santa Maria di Galeria, se trouve à une trentaine de kilomètres au nord de Rome.
La Cour de Cassation a ainsi infirmé une décision du parquet de Rome remontant au 19 février 2002 qui s’était déclaré incompétent à juger les dirigeants de Radio Vatican. Un comité de citoyens de la zone de Cesano, à 30 km au nord de Rome, avait fait appel et la Cour de Cassation leur a donné gain de cause en décidant que la procédure devait être poursuivie. Ceux-ci se sont montrés satisfaits de la décision de la Cour. Quant à l’avocat de Radio Vatican, Marcello Melandri, il a indiqué qu’il attendrait de connaître les attendus de la sentence avant de donner une réaction.
Le comité d’habitants de Cesano, appuyés par les Verts et différents mouvements de défense de l’environnement, à propos de la puissance des émetteurs de la radio du Saint-Siège, affirment que dans cette zone, les cas de leucémie et de tumeurs sont plus fréquents qu’ailleurs en Italie. Selon eux, ils seraient causés par les ondes émises par les 28 antennes de Radio Vatican situées sur un terrain de 430 hectares, près de leur commune.
En attendant les motivations
Dans un communiqué publié le 10 avril, Radio Vatican dit «prendre acte de la décision de la Cour en attendant de prendre connaissance des motivations».
Elle répète «avoir toujours tenu compte des recommandations internationales pour la protection de la population en matière d’émissions électromagnétiques et avoir efficacement affronté les problèmes annexes en lien avec les nouvelles normes italiennes et dans le cadre d’une commission bilatérale entre le Saint-Siège et l’Etat italien».
Radio Vatican «espère donc que l’horizon des accusations puisse être éclairci des accusations injustes et infondées et que son émission puisse continuer en toute sérénité, dans le contexte d’un rapport correct et responsable avec les autorités italiennes et avec la population qui a été rassurée sur l’absence de risques sanitaires». (apic/ag/imedia/pr)



