Pour la défense des valeurs chrétiennes
Rome: Rappel des devoirs imprescriptibles des catholiques en politique
Vatican, 7 mars 2007 (Apic) Le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Vatican, a rappelé les devoirs imprescriptibles des catholiques en politique le soir du 6 mars 2007 à Rome. Il l’a fait à l’occasion de la présentation d’un ouvrage du sénateur italien Luigi Bobba, président des Associations chrétiennes des travailleurs italiens, sur la place des catholiques en politique. Le texte intégral de son intervention a été diffusé le lendemain par plusieurs journaux italiens.
Le cardinal Tarcisio Bertone a souligné que les catholiques devaient aider la société et ne pas croire à tout. Il a aussi affirmé qu’ils étaient appelés à alimenter le corps social de ces valeurs éthiques dont la communauté politique a absolument besoin, car elles sont indispensables pour une saine démocratie.
La nature intime du catholique l’invite au respect de valeurs comme celles du bien et du mal, de la vérité et de l’erreur, qui ne sont pas négociables, parce qu’elles correspondent à une vérité objective, universelle et égale pour tous, a-t-il rappelé. C’est pourquoi, a indiqué le cardinal secrétaire d’Etat, la dimension fondamentale à laquelle le chrétien ne peut pas renoncer est un sens affirmé de l’éthique.
Pas le bras prolongé du Saint-Siège
Une activité politique qui lèserait de telles valeurs ne donnerait de bons résultats pour personne, a aussi déclaré le cardinal italien. Pour lui, il serait faux de justifier cette activité politique au nom de sa propre conscience et de la laïcité, laissant ainsi croire qu’un tel comportement est une preuve de maturité civile et, finalement, un motif de mérite.
Le cardinal Bertone a rappelé que l’Eglise, à travers la parole de Dieu et la voix des pasteurs, souhaitait illuminer les consciences dans le domaine du débat public. Pour le «numéro deux» du Vatican, cela ne constitue pas une ingérence injuste pour le croyant, mais une aide pour développer une conscience informée, formée, et pour cela, plus libre. Les catholiques en politique ne sont pas la «longa manus» (le bras prolongé, ndr) du Saint-Siège, a-t-il expliqué.
Le cardinal Bertone a enfin souhaité que les catholiques engagés en politique, ainsi que toutes les personnes de bonne volonté, puissent dépasser la logique de l’utile et de l’immédiat et la tendance à ne s’occuper que de leurs propres intérêts. Face à l’impression croissante du déclin politico-social qui nous entoure, il faut non seulement un témoignage personnel, mais une plus ample action collective pour la reconstruction d’un mode de vie marqué par le respect des lois, a ajouté le cardinal italien. Pour cela, il faut réprimer les comportements déviants, mais aussi promouvoir la pratique de l’honnêteté, a-t-il conclu. (apic/imedia/ms/js)




