Le pape n’oublie pas les victimes innocentes

Rome: Réaction du Saint-Siège à la requête des talibans en Afghanistan

Rome, 30 juillet 2007 (Apic) Benoît XVI n’oublie pas les victimes innocentes pour lesquelles il a manifesté «un nombre incalculable de fois sa douleur», a souligné le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le 30 juillet 2007. Interrogé par l’agence de presse italienne Ansa, le Père Federico Lombardi réagissait à la requête adressée la veille par les rebelles talibans afghans à Benoît XVI lui demandant de condamner les pertes infligées aux civils de la part des forces internationales en Afghanistan.

Le pape venait à peine de lancer un appel pour la libération des otages. «Le pape a manifesté un nombre incalculable de fois sa douleur pour les victimes innocentes de tant de conflits en cours dans le monde», a ainsi souligné lundi le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège à l’agence Ansa. «Il ne les oublie absolument pas».

Le Père Federico Lombardi a aussi affirmé que «par l’appel d’hier, le pape avait eu l’intention de manifester sa préoccupation pour la diffusion d’une forme particulièrement odieuse de violence qui s’exprime dans la capture d’otages innocents et dans la menace de leur assassinat».

De cette manière, le cercle vicieux horrible de la haine et de la violence s’aggrave ultérieurement, a-t-il insisté. «C’est un appel que ne peut pas ne pas partager celui qui a à coeur le respect et la dignité de la personne humaine et de la cause de la paix», a ajouté le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

Vingt-trois Sud-coréens ont été enlevés le 19 juillet sur la route de Kandahar, en Afghanistan, par les talibans qui demandent la libération de rebelles détenus par les autorités de Kaboul. L’un d’entre eux, un jeune pasteur, a été, depuis, exécuté. Le 29 juillet, au cours de la prière de l’angélus, le pape avait lancé un appel pour la libération des otages dans le monde, condamnant les groupes armés, auteurs de graves violations de la dignité humaine, qui instrumentalisent des «personnes innocentes pour revendiquer leurs propres intérêts».

Suite à l’appel du pape, le chef des rebelles talibans s’était demandé pourquoi «on ne condamne pas les pertes infligées aux civils par les troupes étrangères» alors que «celles-ci bombardent des innocents». Il avait aussi souligné le fait que des femmes afghanes se trouvaient actuellement en prison. (apic/imedia/ms/be)

30 juillet 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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