L’OR dénonce une irresponsabilité scientifique et morale

Rome: Recherche sur le clonage de singes aux Etats-Unis

Rome, 14 novembre 2007 (Apic) «L’Osservatore Romano» dénonce «l’irresponsabilité scientifique» et «morale» de scientifiques américains effectuant des recherches sur le clonage des singes. Une équipe de biologistes travaillant au Centre national américain de recherches sur les primates (Oregon) vient en effet d’annoncer la réussite du clonage d’une centaine d’embryons de singes.

Le quotidien du Saint-Siège a ainsi fait part de ses «doutes» et de sa «perplexité» à l’égard de la création d’embryons de singes macaques rhésus à partir de la technique du clonage par transfert de noyaux prélevés sur des cellules d’animaux adultes. Selon l’OR, ces recherches pourraient en effet ouvrir la voie à un clonage humain à des fins thérapeutiques, puisque l’homme appartient également à l’ordre des primates. Pour l’heure, l’opération n’a pas donné lieu à des naissances. Mais dans le cas de la célèbre brebis clonée Dolly, 277 tentatives avaient été nécessaires avant d’aboutir à ce résultat.

Les doutes du Saint-Siège concernent la «faisabilité même de la recherche et des résultats que l’on peut raisonnablement obtenir». Ces résultats «devraient être clarifiés avant même de faire face au problème bioéthique épineux de la création de nouvelles entités hybrides homme/animal», a ainsi dénoncé L’Osservatore Romano dans un article intitulé «irresponsabilité scientifique avant même d’être morale», à paraître dans l’édition du 14 novembre.

Le quotidien du Saint-Siège souligne également que l’expérience soulève une «question de sécurité». Ainsi, note-t-il, la recherche américaine évoque un scénario «hautement improbable mais qui n’est pas impossible» concernant le passage du clonage de l’animal à l’homme. «Le saut de la barrière entre les espèces pourrait faire passer à l’espèce humaine des rétrovirus éventuellement contenus dans les ovocytes animaux», prévient alors L’Osservatore Romano.

En conclusion, le quotidien affirme que «l’honnêteté intellectuelle voudrait en fait que, plutôt que de faire de nombreuses promesses de traitement et thérapies à venir, l’on explique comment sont les choses en réalité, sans vendre la peau de l’ours avant qu’il ne soit cloné». (apic/imedia/ami/pr)

14 novembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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